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La CGT des marins appelle à la grève mardi contre la "politique maritime ultra-libérale" française


BREST, 15 avr 2013 (AFP) -

La CGT des marins appelle à une grève nationale de 24h mardi pour dénoncer la "politique maritime ultra-libérale" de la France et réclamer la modification du projet de loi sur les transports qui doit être examiné le même jour à l'Assemblée nationale, a-t-on appris lundi auprès du syndicat.

"Il s'agit d'un appel national, plusieurs préavis de grève ont été déposés dans plusieurs armements français", a assuré à l'AFP Michel Le Cavorzin, secrétaire général de la Fédération nationale des syndicats maritimes (FNSM) CGT sans donner plus de détail.

"Depuis de trop nombreuses années, la France met en oeuvre une politique maritime utra-libérale sur le modèle des pavillons de complaisance", déplore le syndicat. "Les plans sociaux se sont succédés au long cours, à la pêche, dans le remorquage portuaire et dans les transports à passagers", assure-t-il dans son appel à la grève, soulignant que "les mêmes menaces pèsent pour tous les marins des compagnies de transport de passagers sous pavillon français de 1er registre", mais également dans le remorquage portuaire et le secteur des navires d'assistance portuaire.

"Des milliers d'emplois sont en jeu et l'avenir même de nos professions et de la filière maritime", indique la FNSM CGT.

La CGT des marins réclame la modification du volet maritime du projet de loi déposé par le ministre délégué aux Transports, à la Mer et à la Pêche Frédéric Cuvillier qui doit être examiné mardi à l'Assemblée nationale.

Le texte, déjà adopté au Sénat, prévoit plusieurs dispositions en matière d'infrastructures et de services de transports, afin de renforcer "la prise en compte du développement durable, la lutte contre les risques écologiques et la protection des salariés".

A ce titre, il propose l'application du droit social français pour les navires étrangers qui opèrent dans les eaux françaises.

Mais pour la CGT des marins il ne va pas assez loin. "Il faut aussi obliger les armateurs sous pavillon étranger qui font du cabotage en France à se conformer aux conventions collectives françaises", a expliqué Michel Le Cavorzin, dénonçant autrement "une concurrence déloyale".