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Trafic des ferries et remorquage perturbés par une grève des marins CGT


MARSEILLE, 16 avr 2013 (AFP) -

Le trafic des ferries et le remorquage ont été perturbés mardi en Méditerranée et sur la côte Atlantique par la grève lancée par la CGT des marins contre la partie maritime du projet de loi sur les transports, a-t-on appris de source syndicale.

"Les navires à passagers et le remorquage, principalement, à Nantes, La Rochelle et Bordeaux, et de Sète à Marseille, sont bloqués", a indiqué à l'AFP Michel Le Cavorzin, secrétaire général de la Fédération nationale des syndicats maritimes (FNSM) CGT, syndicat à l'origine de ce mouvement de grève national de 24 heures.

Une partie des salariés marins et sédentaires de la SNCM ont répondu à l'appel, deux semaines après leur dernière journée d'action.

Selon la direction, 42% des salariés étaient grévistes - 54% des marins et 9% des sédentaires - et aucun bateau ne naviguait, la compagnie ayant prévenu ses clients.

La grève a également été suivie au sein des compagnies CMN, Maritima, Boluda et Chambon, a indiqué M. Le Cavorzin, sans donner plus de détail.

La CGT avait appelé à la grève pour s'opposer à la partie maritime du projet de loi du ministre des Transports Frédéric Cuvillier. Le syndicat estime notamment que ce texte permettra aux compagnies délégataires de service public, comme la SNCM qui détient actuellement la desserte vers la Corse, de faire naviguer des bateaux avec des équipages étrangers payés en deçà des marins français.

Le syndicat dénonce ainsi la situation de la compagnie Corsica Ferries, sous pavillon italien, qui "emploie des marins qui ne sont pas Français dans des conditions totalement obscures et qui touche pour autant des subventions de l'Etat". "Si Corsica Ferries veut faire du trafic en France, de surcroît avec des aides gouvernementales, il doit (...) au moins appliquer les mêmes conventions collectives que se concurrents français", a estimé M. Le Cavorzin.

A Marseille, la CGT conteste également le choix de la direction de la SNCM d'affréter le ferry El-Vénizélos, de l'armateur grec Anek Lines, qui doit desservir la Tunisie et la Corse à partir du printemps en remplacement du bateau L'Ile de Beauté.

Le syndicat préfèrerait que L'Ile de Beauté soit remplacé par un navire inscrit au pavillon français de 1er registre, garantissant un équipage 100% français, au contraire d'El-Vénizélos qui conserverait son équipage de conduite grec - la SNCM fournissant le personnel d'hôtellerie.