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L'équipage d'un pétrolier français piraté au large du Togo récupéré "sain et sauf" (état-major)


PARIS, 18 juin 2013 (AFP) -

L'ensemble des membres d'équipage du pétrolier Adour, battant pavillon français, qui avait été piraté le 13 juin au large du Togo, a été récupéré "sain et sauf", a indiqué mardi soir à Paris l'état-major des armées.

Le navire piraté avait été placé sous surveillance d'un bâtiment de la marine nationale française, la frégate Latouche-Tréville, qui s'étaient positionné à proximité, a-t-on précisé de même source. Ce bâtiment participe à l'opération Corymbe, qui consiste à maintenir une surveillance maritime dans le Golfe de Guinée, pour prévenir notamment les piratages de navires marchands.

"Les pirates ont quitté le pétrolier lundi avec deux membres d'équipage", a précisé à l'AFP le porte-parole de l'état-major, le colonel Thierry Burkhard. Mardi soir, ces deux membres d'équipage, de nationalité française, "ont retrouvé leur liberté", a-t-il indiqué, sans plus de précision. "Ce soir, l'équipage est sain et sauf, dans sa totalité", a souligné le porte-parole.

L'épisode, qui avait démarré au large du Togo, s'est achevé "au large du Nigéria", a-t-il précisé. L'équipage du pétrolier était composé d'officiers français et de marins d'autres nationalités, notamment africaines.

Un porte-parole de l'armée nigériane avait indiqué mardi à l'AFP qu'un marin français, kidnappé sur le pétrolier, avait été libéré par l'armée nigériane dans le sud du Nigeria, dans la nuit de lundi à mardi.

Le nombre d'attaques dans le Golfe de Guinée, qui comprend le Nigeria, le Bénin et le Togo, est passé de 39 en 2010 à 62 en 2012, selon le centre de réflexion britannique Chatham House. La plupart de ces actes de piraterie visent les pétroliers et leur marchandise, revendue au marché noir.

Premier producteur de pétrole d'Afrique, le Nigeria a été le premier pays de la zone à subir des attaques de pirates au large de ses côtes. La plupart des otages enlevés dans cette région sont libérés après paiement d'une rançon.