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La police de Gibraltar arraisonne un bateau de pêche espagnol pour contrebande


MADRID* (Espagne / Espagne), 07 août 2013 (AFP) -

La police de Gibraltar a affirmé mercredi avoir arraisonné un bateau de pêche espagnol et arrêté trois Espagnols à bord et trois Gibraltariens dans le cadre d'une opération contre la contrebande de tabac, en plein regain de tension sur ce territoire britannique revendiqué par Madrid.

Ces arrestations entrent dans le cadre "d'une opération pour combattre le trafic de tabac", a précisé la police de Gibraltar, dans un communiqué.

Permises grâce à des informations de la Garde civile espagnole, elles "ne sont pas liées à des questions de pêche ou de législation de la protection de l'environnement", souligne la police de Gibraltar, écartant tout lien avec la dispute entre Gibraltar et les autorités espagnoles sur la pêche.

Les trois Espagnols, âgés respectivement de 46, 49 et 51 ans, tous résidents de la Linea, ville frontière espagnole, ont été arrêtés à bord d'un bateau de pêche, "le San Francisco", qui se trouvait au large de Catalan Bay, sur la côte est de Gibraltar, a expliqué la police de Gibraltar.

Trois Gibraltariens, dont deux âgés de 38 ans et le troisième de 42 ans, ont été arrêtés sur la plage de Catalan Bay, a-t-elle ajouté.

Le bateau de pêche et une barque également saisie sont soupçonnés d'avoir été utilisés "pour des activités illicites dans les eaux territoriales de Gibraltar".

Cette opération intervient au moment où la tension monte entre les autorités espagnoles et de Gibraltar sur la pêche dans les eaux autour du rocher depuis fin juillet, depuis que les autorités de Gibraltar ont décidé de construire un récif artificiel en béton dans la Méditerranée, pour mettre fin aux incursions dont ils accusent les pêcheurs espagnols.

Signe de tension, le Premier ministre britannique David Cameron a appelé son homologue espagnol Mariano Rajoy pour l'avertir que les récentes tensions concernant Gibraltar risquaient d'endommager les relations bilatérales. Mariano Rajoy lui a signifié à son homologue qu'il jugeait "inacceptable" l'attitude de Gibraltar et la construction du récif artificiel.