« On ne peut pas se résoudre à voir le débat politique à Nice se réduire à un débat entre un chauve et un chevelu, parce que je crains que ça soit la seule différence entre les deux « , a déclaré Olivier Faure en marge d’une réunion qui a rassemblé plusieurs centaines de personnes dans un hôtel de luxe de la ville.
« Il faut remettre les vrais enjeux sur la place publique, les transports, la rénovation des écoles, l’encadrement des loyers, la construction de logements sociaux, réaffecter la police dans tous les quartiers pour ne pas vivre avec un centre-ville vitrine et des quartiers paupérisés », a ajouté le Premier secrétaire du PS.
« Ciotti-Estrosi, ce couple infernal est en train de s’effondrer et de s’entre-tuer, ils font en plus un concours d’affaires qu’ils ont tous les deux gagné, donc c’est un moment où ils sont au fond du gouffre, ce système c’est terminé », a estimé la responsable des Écologistes en commentant la bataille que se livrent le maire sortant Horizons, Christian Estrosi, et son ancien bras droit, le député UDR Éric Ciotti.
« C’est un couple maléfique qui est en instance de divorce et ça se passe très très mal, ils vont se torpiller l’un l’autre toute la campagne et donc il y a un trou de souris pour la gauche cette fois-ci parce qu’ils n’ont jamais été aussi divisés et parce que nous n’avons jamais été aussi unis », a-t-elle estimé.
Emmenée par l’écologiste Juliette Chesnel Le Roux, la liste « Unis pour Nice », qui n’a pas réussi à rallier LFI avant le premier tour, espère élargir l’union entre les deux tours. « Ma position est très simple: si on peut gagner, on fait l’union des listes de gauche, on fusionne, mais pour ça il faudra faire plus de 30% à nous deux pour être en mesure de l’emporter », estime cette ingénieure diplômée de Stanford.
Conduite par l’avocate Mireille Damiano, la liste « Nice Front Populaire « , qui rassemble, outre LFI, le NPA, le Parti de gauche et Viva!, un mouvement local, organisait dans le même temps un rassemblement dans un bar culturel du quartier populaire de la Libération.
« Notre position pour le second tour est claire : si on est en tête des listes de gauche, ce pour quoi nous nous battons, on tendra la main pour une fusion. Si on est derrière, ils auront la main, et dans ce cas on verra », a réagi Olivier Salerno, représentant local de LFI et n°2 sur la liste.




