Bassin d’Arcachon: huîtres et coquillages interdits, comme les moules du pertuis d’Antioche

Des analyses réalisées cette semaine par le réseau de surveillance de l’Ifremer (Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer) ont révélé, pour l’ensemble du bassin d’Arcachon et du banc d’Arguin –une zone conchylicole à l’entrée du Bassin– un niveau de contamination aux toxines supérieure au seuil d’alerte pour les huîtres, moules, coques et pétoncles, a annoncé la préfecture de la Gironde.

Le préfet a donc décidé d’interdire la pêche et la commercialisation pour la consommation humaine de tous ces coquillages en provenance du bassin d’Arcachon et du Banc d’Arguin. Ces mesures seront revues sitôt que les analyses établiront une amélioration de la qualité sanitaire de ces coquillages, précise la préfecture.

Ces dernières années, huîtres et coquillages du Bassin ont régulièrement connu des périodes d’interdiction de consommation, parfois de quelques jours, parfois de quelques semaines, en raison de la présence de toxines lipophiles (susceptibles de s’accumuler dans les coquillages) liées à une micro-algue ingérée par les coquillages.

Ce phénomène naturel, en partie saisonnier, est associé notamment à un réchauffement rapide de l’eau. Ces toxines sont susceptibles de générer des troubles gastriques.

En Charente-Maritime, la préfecture a interdit, vendredi également, pour au moins 15 jours la pêche et le ramassage des moules dans le pertuis d’Antioche, détroit entre l’île de Ré de l’île d’Oléron, à cause de la présence de ces toxines.

En revanche, ces restrictions “ne concernent pas les huîtres qui peuvent être commercialisées et consommées sans risque”, a souligné la préfecture dans un communiqué.

Le 15 mai, la préfecture avait déjà interdit pêche et commercialisation des coquillages fouisseurs (tellines, palourdes, coques, couteaux, lavagnons) sur la côte ouest d’Oléron et à la Tremblade, et sur le continent, en raison de la présence de ces toxines.

L’interdiction reste en vigueur, les dernières analyses montrent un taux de toxines en baisse “mais encore légèrement supérieur au seuil réglementaire”, selon la préfecture.

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