Biden salue en Elizabeth II “une femme d’Etat d’une dignité et d’une constance incomparables”

Washington, 8 sept 2022 (AFP) – Joe Biden a salué jeudi en Elizabeth II “une femme d’Etat d’une dignité et d’une constance incomparables”, estimant dans un communiqué que la reine défunte était “plus qu’une monarque. Elle incarnait une époque”.

Elizabeth II “a contribué à rendre +spéciale+” la relation entre le Royaume-Uni et les Etats-Unis, a encore écrit le président américain dans un communiqué.

Joe Biden a ordonné que les drapeaux de la Maison Blanche, des bâtiments publics aux Etats-Unis, des ambassades, des bases militaires et des navires de guerre soient mis en berne jusqu’au coucher du soleil, le jour des funérailles d’Elizabeth II.

Il s’est dit “impatient de poursuivre une étroite relation d’amitié avec le roi et la reine consort”.

“Elle a été le premier monarque britannique avec lequel les hommes et femmes du monde entier ont pu établir une relation personnelle et immédiate”, a encore estimé Joe Biden, “elle a dirigé avec élégance, avec un sens inébranlable du devoir et à travers le pouvoir incomparable de l’exemple”.

Le président américain a en particulier rappelé que la reine, alors jeune princesse, avait “subi les dangers et les privations d’une guerre mondiale aux côtés du peuple britannique et l’avait encouragé à espérer des jours meilleurs pendant qu’une pandémie faisait rage”.

Joe Biden, 79 ans, a rappelé avoir rencontré Elizabeth II pour la première fois en 1982, et a évoqué leur dernière entrevue en juin 2021, avec son épouse Jill Biden: “elle nous a enchantés par son humour, émus par sa gentillesse, et généreusement partagé avec nous sa sagesse”.

Il a insisté également sur le lien entre la monarque et cette ancienne colonie britannique que sont les Etats-Unis d’Amérique, rappelant qu’elle s’était associée au bicentenaire de l’indépendance du pays.

“Elle a été solidaire des Etats-Unis à travers nos heures les plus sombres après le 11 septembre 2001, lorsqu’elle nous a rappelé de manière poignante que +Le chagrin est le prix que nous payons pour aimer+”, a-t-il encore écrit.

Pas moins de 14 présidents américains se sont succédé pendant les 70 ans du règne d’Elizabeth II, qui a débuté alors qu’Harry Truman occupait la Maison Blanche.