Dénonçant une « campagne de l’Etat panaméen dirigée spécifiquement » contre elle, Panama Ports Company (PPC) a affirmé subir des « dommages graves » en raison d’une « série d’actions abruptes » de la part du pays d’Amérique centrale.
Vendredi, la Cour suprême panaméenne a invalidé la concession dont jouissait cette compagnie pour exploiter deux ports situés aux deux extrémités de cette voie, provoquant une vive réaction de Pékin qui a promis de « protéger les droits et intérêts légitimes de ses entreprises ».
« La République du Panama n’a pas respecté le contrat ni les lois applicables. PPC demande une indemnisation conséquente basée sur une évaluation des données financières pertinentes, sujette à une résolution rapide, et certaines autres solutions, si cela s’avère nécessaire », a de son côté fait valoir mardi le groupe, sans avancer de montants.
Le canal de Panama, voie stratégique pour le commerce mondial, est le théâtre d’un différend entre ses deux principaux utilisateurs, la Chine et les Etats-Unis.
Washington cherche à limiter l’influence de Pékin sur le canal, le président Donald Trump ayant menacé à plusieurs reprises de le refaire passer sous contrôle américain.
La Cour panaméenne a jugé la concession inconstitutionnelle car avantageant de façon « disproportionnée » le groupe PPC, sans « aucune justification » et « au détriment des caisses de l’Etat ».
La concession doit être reprise à titre temporaire par le géant danois du transport maritime Maersk.
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