Lors d’une conversation téléphonique, les deux dirigeants ont jugé que « la dernière provocation en date du dirigeant à Pyongyang a atteint une nouvelle dimension », affirme le gouvernement allemand dans un communiqué.
Compte tenu de cette « escalade » de la Corée du Nord, qui « foule le droit international aux pieds », « en parallèle au Conseil de sécurité des Nations Unies, l’Union européenne doit également agir », ajoute-t-il.
« La chancelière et le président (Macron) se sont prononcés en faveur d’un renforcement des sanctions de l’UE contre la Corée du Nord », souligne-t-il.
Ces sanctions ont été appliquées depuis 2006 pour accompagner les efforts de la communauté internationale visant à faire cesser les essais nucléaires du régime nord-coréen et à respecter les résolutions de l’ONU.
Ces sanctions européennes portent principalement sur des gels d’avoirs et des restrictions de déplacements de personnalités proches du régime à Pyongyang.
Le dernier train de mesures européennes remonte à seulement quelques semaines: il avait été décidé début août.
Côté ONU, une septième salve de sanctions internationales avait été adoptée elle aussi début août par le Conseil de sécurité, visant à priver la Corée du Nord de recettes cruciales tirées de ses exportations de plomb, de fer, de minerais et de sa pêche.
En revendiquant dimanche l’essai réussi d’une bombe nucléaire, à hydrogène selon Pyongyang, la Corée du Nord s’est attirée de vives condamnations au sein de la communauté internationale, y compris de la part de la Chine, son principal allié.
Il s’agit de son sixième essai nucléaire, le plus puissant à ce jour.




