Escortés par huit autres appareils de combat américains et sud-coréens, les F-22 ont atterri sur la base aérienne d’Osan, près de Pyeongtaek, à 70 kilomètres au sud de la frontière avec la Corée du Nord, a rapporté un photographe de l’AFP.
Ces chasseurs furtifs sont d’ordinaire basés à Okinawa, dans le sud du Japon. On ignore combien de temps ils resteront en Corée du Sud.
« Cette mission démontre la force » de l’alliance américano-sud-coréenne et « la détermination des deux pays à maintenir la stabilité sur la péninsule coréenne », a déclaré aux journalistes le général Terrence J. O’Shaughnessy, commandant de la 7e Air Force et commandant adjoint des forces américaines en Corée du Sud.
Les Etats-Unis sont tenus par leur « engagement à toute épreuve » en faveur de la défense de la Corée du Sud, a-t-il ajouté.
Peu après le quatrième essai nucléaire nord-coréen du 6 janvier, l’armée américaine avait déployé en Corée du Sud un bombardier lourd B52 Stratofortress, qui peut transporter des armes nucléaires, également en guise de démonstration de force.
Le B-52 avait alors survolé le territoire sud-coréen à basse altitude avant de repartir pour la base de Guam, île du Pacifique où il est stationné.
Lundi, le sous-marin d’attaque USS North Carolina est arrivé au port de Busan, dans le sud de la Corée du Sud, pour participer à des exercices conjoints avec la marine sud-coréenne.
Un porte-avions nucléaire, l’USS John C. Stennis, est également attendu en Corée du Sud pour participer à des exercices conjoints prévus en mars, selon l’agence sud-coréenne Yonhap.
Un mois après son essai nucléaire, la Corée du Nord a tiré le 7 février une fusée à longue portée, un lancement largement considéré comme un essai de missile balistique déguisé.
Séoul doit commencer cette semaine à discuter avec les Etats-Unis du possible déploiement sur son sol du système antimissile américain dit THAAD (Terminal High Altitude Area Defense).
Une éventualité qui a été vivement critiquée depuis plusieurs jours par Pékin.
Mercredi encore, dans un éditorial, le Global Times, proche du Parti communiste au pouvoir à Pékin, écrit que la Chine n’aura d’autre solution que d’installer davantage de missiles dans la région et de prendre « le plus haut niveau de précautions » contre le bouclier antimissile américain, s’il venait être déployé en Corée du Sud.
« En ce qui concerne les Etats-Unis, la Chine doit dire franchement que le système THAAD et les autres déploiements sur la péninsule coréenne visent la Chine », peut-on lire dans le quotidien.
« La Chine doit se préparer à tous les niveaux, en augmentant ses dépenses de défense et en augmentant son nombre de missiles avancés pour maintenir la dissuasion chinoise. »
La présidente sud-coréenne Park Geun-Hye avait préconisé mardi une nouvelle approche, empreinte de courage et de fermeté, pour contraindre Pyongyang à renoncer à ses ambitions nucléaires, observant que la seule « bonne volonté » ne suffisait pas.




