Ebola: la France étend ses contrôles aux bateaux partis depuis moins de 3 semaines des pays touchés

Dans la matinée, le président, François Hollande, avait indiqué, lors d’une conférence de presse au sommet européen de Bruxelles, que ces contrôles seraient étendus à « tous les modes de transports ».

En fait, il s’agit, en plus du transport aérien, du transport maritime en provenance des pays concernés. « On se focalise sur les risques les plus évidents », a ensuite précisé l’entourage du chef de l’État.

Le président a appelé à ne « tomber ni dans le catastrophisme, ni dans l’inaction » face à cette épidémie.

« Le catastrophisme produit la panique, c’est inutile, d’autant qu’on peut guérir de l’Ebola, on doit guérir de l’Ebola en Afrique et partout dans le monde, mais il ne faut pas non plus tomber dans l’inaction », a-t-il ajouté, soulignant qu' »une épidémie, ça progresse à un rythme géométrique ».

« Des mesures complémentaires » seront mises en place « à l’arrivée dans les ports pour les bateaux qui sont partis depuis moins de trois semaines (soit la période d’incubation, ndlr), depuis un pays dans lequel il y a l’épidémie d’Ebola », a indiqué dans l’après-midi la ministre de la Santé, Marisol Touraine.

Le ministère des Transports devra mettre en oeuvre cette décision visant à éviter toute propagation sur le sol français du virus, qui a fait près de 4.900 morts sur près de 10.000 cas enregistrés et qui « continue à progresser de façon exponentielle » au Liberia, en Sierra Leone et en Guinée, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Test de température

Marins et passagers auront un test de température, a précisé Mme Touraine depuis l’hôpital Necker à Paris, en marge d’un exercice de préparation du Samu à la prise en charge de cas possibles d’Ebola.

Le secrétaire d’Etat aux Transports, Alain Vidalies, a assuré, lors d’une visite au port de Brest, que ces mesures seraient en place « probablement dès demain pour une partie et au début de la semaine prochaine », précisant que le principe consistera à ce qu’un « service indépendant » vienne « contrôler sur le bateau ».

D’ores et déjà, « des mesures importantes » ont été prises par la profession « pour protéger les navires français et leurs équipages », a indiqué à l’AFP le délégué général d’Armateurs de France, Eric Banel.

La zone à risque « ne se trouve pas sur les grandes lignes régulières internationales », ce qui « limite le nombre de navires concernés », a-t-il précisé.

Seule une quinzaine de navires français, qui transportent des conteneurs ou des produits pétroliers, rentrent en France régulièrement après avoir fait escale dans ces pays, selon M. Banel.

Face à la propagation du virus, la France avait décidé de contrôler, à leur arrivée à Roissy, les passagers du vol direct quotidien d’Air France en provenance de Conakry.

Depuis le 18 octobre, ils doivent se soumettre à une vérification de leur température avec des thermomètres laser sur la passerelle, avant d’entrer dans l’aéroport, et répondent à des questionnaires destinés à permettre de les retrouver en cas de besoin.

Ces contrôles prennent de 15 à 20 minutes et permettent de détecter des cas suspects et d’éviter toute propagation, selon le directeur général de la Santé, Benoît Vallet.

Le Maroc et la Belgique ont également mis en place des contrôles similaires.

En France, selon le ministère de la Santé, sur un total de 480 « signalements » pour Ebola répertoriés depuis juin, 18 cas ont été classés comme « cas possibles », mais aucun d’entre eux ne s’est révélé positif.

Seule une infirmière française, qui avait contracté le virus en Afrique, a été rapatriée et traitée à l’hôpital d’instruction des armées Bégin à Saint-Mandé, près de Paris. Elle est aujourd’hui guérie et les équipes soignantes qui l’ont suivie vont bien, assurent les autorités.

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