La télévision danoise a révélé cette semaine qu’au moins trois Américains, liés au président Donald Trump, avaient mené des opérations d’influence au Groenland. Le Danemark a aussitôt convoqué le chargé d’affaires américain pour obtenir des explications.
« Les manoeuvres récentes sont inacceptables et irrespectueuses. On ne reconstruit pas la grandeur d’une nation sur la servitude de ses voisins et de ses alliés. Ni sur la projection d’une domination continentale ou hémisphérique », a dit le ministre français.
M. Barrot a souligné que sa visite était destinée à « adresser un message de solidarité européenne et de soutien de la France à l’égard du Danemark, du Groenland et du peuple groenlandais ».
« Le Groenland n’est pas à prendre. Le Groenland n’est pas à vendre », a-t-il ajouté, reprenant des propos d’Emmanuel Macron venu exprimer sa solidarité au Groenland mi-juin. Il avait critiqué la volonté de Donald Trump d’annexer l’île arctique.
Après son élection, le président américain avait expliqué avoir « besoin » du Groenland, notamment pour la sécurité des Etats-Unis, répétant à plusieurs reprises son souhait de s’en emparer.
Le Groenland, soutenu par sa puissance de tutelle, a rétorqué ne pas être à vendre et décider seul de son avenir.
Le ministre français a également annoncé que la France et le Groenland allaient « travailler ensemble à un projet de cartographie des ressources du sous-sol du Groenland ».
« Une mission française se rendra prochainement à Nuuk pour établir les bases de cette coopération avec nos amis », a-t-il dit.
Territoire autonome du Danemark grand comme quatre fois la France mais recouvert à 80% de glaces, le Groenland fascine pour ses hypothétiques ressources minières. Le secteur minier est pourtant quasi-inexistant, notamment en raison de difficultés techniques d’exploitation.




