Hydroliennes: la France devrait lancer un grand appel d’offres d’ici 3 ans (rapport)

Le rapport, réalisé par les administrations des ministères de l’Energie, des Transports et du Redressement productif, et remis mi-avril au gouvernement, suggère de lancer ce premier appel d’offres pour des “fermes commerciales de typiquement 300 à 500 mégawatts”.

Ces parcs de plusieurs centaines de machines, dont la taille proposée est similaire aux premiers grands parcs éoliens en mer attribués l’an dernier dans la Manche et l’Atlantique, seraient ensuite construits au cours de la période 2016-2020.

En attendant, le rapport propose de lancer au cours du troisième trimestre 2013 un appel à manifestation d’intérêt pour construire des fermes pilotes dans trois zones propices : le raz Blanchard et le raz Barfleur, au large du Cotentin, ainsi que le passage du Fromveur, au large du Finistère.

Ces trois parcs “de 5 mégawatts minimums”, qui bénéficieraient d’un tarif d’achat bonifié, seraient eux construits en 2014-2016, suggère le rapport.

La France est, derrière le Royaume-Uni, le pays d’Europe avec le plus grand potentiel dans l’énergie hydrolienne. Plusieurs grands groupes industriels tricolores (DCNS, Alstom, EDF, GDF Suez…) se sont positionnés sur le créneau, qui a jusque-là plutôt été développé par des entreprises britanniques ou irlandaises.

Le rapport établit également un calendrier, qualifié par les auteurs de “plutôt volontariste et optimiste (…) pour éviter de perdre du temps”, pour les autres nouvelles énergies marines.

Pour l’éolien flottant, qui a l’avantage de pouvoir être installé en eaux plus profondes que les éoliennes fixes, le texte suggère un appel d’offres pour des fermes pilotes en 2014 ou 2015, puis un autre pour des installations commerciales vers 2018-2020.

Pour les houlomoteurs, qui transforment l’énergie des vagues et de la houle en courant, l’appel d’offres pour des pilotes serait pour 2015-2016, pour le lancement de projets commerciaux à partir de 2020-2022.

Enfin, pour les énergies thermiques des mers, qui consistent à utiliser dans les zones tropicales le différentiel de température entre l’eau chaude des surfaces et l’eau froide en profondeur, le rapport évoque le lancement de projets commerciaux de 20 mégawatts chacun là aussi à horizon 2020-2025.

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