Iran: les équipages des pétroliers grecs saisis en bonne santé, non détenus

Téhéran, 28 mai 2022 (AFP) – Les équipages de deux pétroliers grecs saisis par l’Iran dans les eaux du Golfe ne sont pas en détention et sont en bonne santé, ont indiqué samedi les autorités iraniennes.

Vendredi, les Gardiens de la Révolution, l’armée idéologique de la République islamique d’Iran, ont annoncé s’être emparés de ces deux navires, après que Téhéran a protesté contre la saisie mi-avril par la Grèce sur demande des Etats-Unis d’un navire transportant du pétrole iranien.

“Tous les membres (d’équipage) sont en bonne santé et sont restés à bord (des navires). Ils sont traités conformément au droit international et (les autorités portuaires) leur procurent tout ce dont ils sont besoin”, ont indiqué les autorités portuaires et maritimes dans un communique diffusé par l’agence officielle Irna.

Après cette saisie, le ministère grec des Affaires étrangères a dénoncé des actes “assimilables à de la piraterie”. Il a indiqué que neuf Grecs faisaient partie des équipages des deux navires, mais a refusé de donner le nombre total des marins à bord.

“Nos liens (avec la Grèce) ne doivent pas être ternis par des erreurs de calcul (…), y compris le banditisme sur commande d’une tierce partie”, a écrit sur Twitter le porte-parole des Affaires étrangères, Saïd Khatibzadeh.

En vertu des sanctions européennes liées à la guerre en Ukraine, les autorités grecques ont saisi le 19 avril au large de l’île d’Eubée le pétrolier russe Pegas, rebaptisé quelques jours plus tard Lana. Selon des informations à l’époque, le tanker transportait 115.000 tonnes de pétrole iranien.

Mercredi, une porte-parole de la police portuaire grecque a indiqué que ce pétrole serait “transféré aux Etats-Unis (…) à la suite d’une demande de la justice américaine”.

Téhéran a accusé Washington de “violation claire du droit maritime et des conventions internationales” et appelé à “lever immédiatement la saisie du navire et de son chargement”.

Les Etats-Unis imposent pour leur part des sanctions économiques à l’Iran qui touchent notamment ses exportations de pétrole.

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