L’Iran autorise l’équipage d’un pétrolier sud-coréen saisi à partir (ministère)

“Dans un acte humanitaire de la part de l’Iran, l’équipage du bateau-citerne sud-coréen accusé de polluer l’environnement du Golfe persique a été autorisé à partir”, a déclaré le porte-parole du ministère, Saïd Khatibzadeh.

La décision a été prise en réponse à “une demande du gouvernement sud-coréen et avec la coopération du pouvoir judiciaire” en Iran, a-t-il ajouté, précisant que l’affaire du pétrolier et son capitaine étaient toujours en cours d’examen.

Le porte-parole iranien n’a pas précisé si les membres de l’équipage avaient déjà quitté le territoire.

Le “Hankuk Chemi” avait été saisi et les 20 membres d’équipage arrêtés par les forces iraniennes le 4 janvier près du stratégique détroit d’Ormuz, Téhéran accusant le pétrolier battant pavillon sud-coréen de pollution maritime.

La saisie du bateau était survenue au moment où Téhéran pressait Séoul de débloquer des sommes de plusieurs milliards d’euros gelées en raison des sanctions américaines.

Le porte-parole du gouvernement iranien avait accusé la Corée du Sud de retenir “en otage” sept milliards de dollars de fonds (5,7 milliards d’euros) appartenant à l’Iran.

L’Iran était l’un des principaux fournisseurs de pétrole de la Corée du Sud jusqu’à ce que ce pays cesse ses achats sous la pression des sanctions rétablies à partir de 2018 par l’ancienne administration américaine de Donald Trump, au nom d’une politique de “pression maximale” contre l’Iran destinée à tarir ses recettes pétrolières.

L’Iran a nié tout lien entre l’arraisonnement du navire et la question des fonds gelés en Corée du Sud.

La saisie du Hankuk Chemi était la première menée par la marine iranienne depuis plus d’un an.

Les Gardiens de la révolution avaient saisi en juillet 2019 le pétrolier Stena Impero battant pavillon britannique dans le détroit d’Ormuz, par lequel transite un cinquième de la production mondiale de pétrole, avant de le relâcher deux mois plus tard.

Ils ont saisi au moins six autres navires cette année-là. Washington a aussi imputé à Téhéran des attaques et des sabotages visant des pétroliers dans le Golfe.