Selon l’agence, l’état-major interarmées sud-coréen a détecté le lancement d’au moins un missile en direction de l’est, et procède à l’analyse de cet incident.
Ce tir porte à six le nombre de tests de missiles balistiques connus de la Corée du Nord depuis le début de l’année. Le 14 avril, les médias d’Etat nord-coréens avaient par ailleurs rendu compte d’un essai de missiles de croisière depuis un destroyer en mer Jaune, en présence du dirigeant Kim Jong Un.
Les sanctions imposées par les Nations Unies à la Corée du Nord pour son programme d’armement nucléaire lui interdisent en principe le tir de missiles balistiques, qui effectuent la majeure partie de leur trajectoire dans l’espace. Les missiles de croisière, qui restent dans l’atmosphère, demeurent autorisés.
Ces derniers essais interviennent alors que la Corée du Nord reste sourde aux gestes du président de centre-gauche sud-coréen Lee Jae Myung pour tenter d’améliorer les relations, devenues exécrables sous le gouvernement de son prédécesseur de droite Yoon Suk Yeol.
La Corée du Nord considère son programme d’armes nucléaires et de missiles balistiques comme une assurance-vie face aux volontés d’invasion qu’elle prête à la Corée du Sud et aux Etats-Unis.
Mercredi, le chef de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), Rafael Grossi, avait fait état d’une « augmentation très inquiétante » des capacités nucléaires de la Corée du Nord, estimées selon lui à « quelques dizaines d’ogives ».




