Outre cette acquisition, le KYSEA a « approuvé la modernisation des frégates MEKO (du groupe allemand ThyssenKrupp Marine Systems, TKMS) », a indiqué Kyriakos Mitsotakis sur sa page Facebook à l’occasion de la revue hebdomadaire des décisions gouvernementales, sans préciser le coût de l’achat des deux frégates et de la modernisations des frégates MEKO.
« Parallèlement, nous avançons dans l’achat de nouveaux dispositifs de cryptage afin de renforcer la confidentialité des communications des forces armées », a ajouté le Premier ministre conservateur.
Ces décisions doivent être approuvées par le Parlement grec où le parti de droite Nouvelle Démocratie dispose d’une majorité absolue.
Le gouvernement a décidé ces dernières années de renforcer son armée face aux défis géopolitiques en Méditerranée orientale.
Client historiquement important de l’industrie de la défense européenne et américaine, la Grèce est actuellement l’un des quatre pays de l’Alliance atlantique qui consacrent plus de 3% de leur PIB aux dépenses de défense, derrière la Pologne, l’Estonie et la Lettonie.
En 2021, dans le cadre d’un accord sur la coopération en matière de défense et de sécurité, la Grèce avait commandé à la France 24 avions de combat Rafale puis trois frégates Belharra pour un montant total de plus de 5,5 milliards d’euros.
Une quatrième frégate avait été ajoutée l’an dernier.
Le pays a également procédé à une refonte de son armée qui sera étalée sur 12 ans, d’un budget d’environ 25 milliards d’euros, avec la volonté de se doter notamment d’un dôme antimissiles, antiaérien et antidrones appelé « Bouclier d’Achille ».
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