Si le pays scandinave a échappé à la vague de chaleur qui s’est abattue sur une partie de l’Europe en mai, les températures plus élevées qu’à l’accoutumée en mars et avril ont contribué à ce nouveau record, a indiqué l’institut dans un communiqué.
« Le soleil est trop stable pour expliquer les changements climatiques rapides que nous observons aujourd’hui », a souligné le climatologue, Jostein Mamen, excluant que ce réchauffement soit provoqué par des facteurs exclusivement naturels.
« Ils doivent être dus à nos émissions de combustibles fossiles », a-t-il ajouté.
Le printemps le plus chaud jusqu’alors enregistré en Norvège était celui de 2024 avec des températures de 1,8°C au-dessus de la normale.
Celui de 2025 est désormais relégué à la troisième place.
Le réchauffement est particulièrement fort dans les régions septentrionales du pays.
Au Svalbard, archipel à mi-chemin entre la Norvège continentale et le pôle Nord, les températures relevées en avril ont parfois été de 5 à 6°C au-dessus de la normale, selon l’Institut météorologique norvégien.
L’Arctique est touché par un phénomène dit d' »amplification », qui fait que la région se réchauffe plus vite que les latitudes moyennes. Ce mécanisme est dû à de nombreux facteurs, comme la perte de la couverture neigeuse et de la banquise.
Selon l’ONU, les températures moyennes mondiales devraient se maintenir « à des niveaux record ou quasi record » sur la période 2026-2030.
La hausse des températures sur la planète entraîne un risque accru de stress thermique, de sécheresse dans certaines régions et d’événements extrêmes tels que les inondations ou les sécheresses sévères.




