La Russie adopte une amnistie qui pourrait concerner Pussy Riot et Greenpeace

Le texte, présenté par le Kremlin le 9 décembre, a été adopté par 446 députés sur 450 à la Douma (chambre basse) en dernière lecture.

Il s’est avéré beaucoup plus restrictif que ce qui avait été proposé par le Conseil des droits de l’Homme auprès du président, une structure consultative, et ne devrait concerner qu’environ 25.000 personnes, selon des responsables parlementaires.

La Russie compte près de 700.000 détenus.

« Cette amnistie n’a rien à voir avec ce que nous avons proposé », a déclaré à l’AFP la présidente du groupe Helsinki de Moscou, Lioudmila Alexeeva.

« Nous avons proposé une large amnistie (…) qui aurait permis de libérer des centaines de milliers de personnes. Nous voulions aussi que tous les prisonniers politiques soient libérés », a-t-elle souligné.

Le texte voté prévoit d’amnistier les personnes condamnées à des peines inférieures à 5 ans de détention, notamment pour « hooliganisme », ce qui est la charge retenue contre les membres du groupe Pussy Riot, et pour laquelle sont poursuivis les 30 membres d’équipage, dont 26 étrangers, du navire de Greenpeace arraisonné en septembre dans l’Arctique.

Il privilégie également des catégories comme les mineurs et les plus de 60 ans, les mères d’enfants mineurs — ce qui est le cas des deux Pussy Riot –, les handicapés, les policiers et militaires.

L’amnistie devrait notamment être appliquée aux membres de Greenpeace, grâce aux amendements apportés par les députés, qui prévoient d’amnistier non seulement les personnes déjà condamnées pour « hooliganisme », mais aussi celles qui font l’objet d’une enquête, contrairement au texte initial.

Les membres de l’équipage de l’Arctic Sunrise, dont 26 sont étrangers, ont été arrêtés en septembre après une action contre une plateforme pétrolière dans l’Arctique russe et inculpés d’abord de « piraterie », puis de « hooliganisme ».

Ils ont été remis en liberté provisoire en novembre après deux mois de détention préventive.

Les deux jeunes femmes du groupe contestataire Pussy Riot qui purgent une peine de deux ans de détention pour avoir chanté en février 2012 une « prière punk » contre Vladimir Poutine dans la cathédrale de Moscou, Maria Alekhina et Nadejda Tolokonnikova, doivent de toute façon être libérées en mars prochain.

Toutes deux mères d’un enfant en bas âge, elles ont vu jusqu’à présent toutes leurs demandes de libération conditionnelle rejetées, car elles refusent de reconnaître leur culpabilité.

Selon la presse, l’amnistie pourrait aussi bénéficier à certains participants à une manifestation contre Vladimir Poutine en mai 2012, inculpés pour des heurts survenus avec la police.

Libérable l’an prochain après avoir déjà purgé dix ans de prison pour escroquerie et fraude fiscale, l’ex-magnat du pétrole et critique du Kremlin Mikhaïl Khodorkovski ne devrait pas pour sa part bénéficier de l’amnistie.

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