En sauvant les migrants au large des cotes libyennes, « nous sommes là pour faire notre devoir en tant que société civile européenne » a déclaré lors d’une conférence de presse à bord le capitaine Klaus Vogel, à l’origine de cette opération.
Le navire mettra dans un premier temps cap vers l’île italienne de Lampedusa, avant de prendre le large pour se positionner en haute mer, à proximité des eaux territoriales libyennes.
La plupart des sauvetages sont aujourd’hui effectués par les garde-côtes italiens ou des navires militaires proches des cotes européennes, mais personne ne reste sur place, en haute mer, avec pour seul but de sauver la vie des migrants, souligne l’équipage.
A bord, une dizaine de marins et une équipe de Médecins du monde composée, entre autres, de médecins, d’infirmiers et d’un interprète. Quatre à cinq sauveteurs s’occuperont du transbordement des migrants à bord.
Les associations travailleront en coordination avec le centre de coordination maritime (MRCC) basé à Rome.
Equipé d’une clinique, l’Aquarius, un ancien garde-côtes allemand, peut accueillir jusqu’à 500 personnes. Le budget de cette opération, prévue pour durer trois mois, est de 975.000 euros, financé en grande partie par des dons, notamment grâce à une collecte sur internet.
Selon le Haut-commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR), en 2015, plus d’un million de personnes ont franchi la Méditerranée pour rejoindre l’Europe en quête de protection internationale.
L’Organisation internationale pour les migrations (OIM), estime qu’entre le 1er janvier et le 4 février 2016, plus de 74.000 personnes ont rejoint l’Italie et la Grèce par la mer, et que 374 sont décédées pendant la traversée.




