« Ces 37 dernières années, les typhons ayant frappé l’est et le sud-est de l’Asie ont gagné 12 à 15% d’intensité », écrivent les auteurs dans la revue Nature Geoscience. Une intensification liée au réchauffement localisé de la surface de l’Atlantique aux abords de ces régions, un réchauffement peut-être déjà dû au bouleversement du climat.
Sur cette période, la proportion des tempêtes de catégories maximales (4 et 5) a plus que doublé, ajoute l’étude.
Or, si l’homme continue de dérégler le climat via les émissions de gaz à effet de serre, les eaux océaniques vont continuer de se réchauffer. Ce qui « laisse entendre que les typhons frappant l’est de la Chine, Taïwan, la Corée et le Japon vont s’intensifier encore », écrivent Wei Mei et Shang-Ping Xie, de l’Université de Californie-San Diego et de l’Université de Caroline du Nord.
« Au vu des dommages disproportionnés générés par les gros typhons, cela veut dire une menace accrue pour les populations et les biens dans ces régions », ajoutent-ils.
Dans le même temps, la population croît rapidement dans ces secteurs côtiers, et le niveau de la mer monte, relèvent-ils.
En revanche, ces dernières années, les typhons restés au large, eux, ont peu changé, ont constaté les chercheurs.
La communauté internationale a conclu à Paris en décembre un pacte sous l’égide de l’ONU visant à limiter le réchauffement planétaire, prometteur d’événements météorologiques extrêmes, fonte des glaciers, sécheresses accrues etc.
Pour cela, il faudra réduire drastiquement l’usage d’énergies fossiles (gaz, pétrole, charbon), largement responsables des émissions à l’origine de cette situation.




