Les deux ministres doivent s’entretenir du conflit syrien, de la crise au Venezuela et de l’accord sur le nucléaire iranien, mis à mal depuis l’élection de Donald Trump, a indiqué le ministère russe des affaires étrangères dans un communiqué.
Pour la première fois, les Etats-Unis ont mardi porté leur campagne de pressions contre l’Iran sur le terrain militaire, en dépêchant au Moyen-Orient un porte-avions en réponse à une « menace crédible » de Téhéran, selon le ministre américain de la Défense par intérim Patrick Shanahan.
Cette mise en garde américaine intervient tout juste un an après le retrait des Etats-Unis de l’accord sur le nucléaire iranien, auquel l’Iran pourrait « réagir » mercredi en annonçant des « mesures de réciprocité », selon l’agence semi-officielle iranienne Isna.
« La Russie soutient l’attitude pondérée de Téhéran, qui reste un acteur responsable du traité sur le nucléaire iranien », a indiqué le ministère russe des Affaires étrangères dans son communiqué, fustigeant les « sanctions illégales imposées unilatéralement par les Etats-Unis à l’Iran et ses partenaires ».
Selon Moscou, les sanctions et pressions américaines s’apparentent à « de la concurrence déloyale sur les marchés mondiaux, y compris celui de l’énergie ».




