Le vice?ministre de la Défense, Aruna Jayasekara, a déclaré que 32 marins secourus à bord de l’IRIS Dena – attaqué le 4 mars au large du Sri Lanka – ainsi que 206 autres marins provenant d’un second bâtiment, ont quitté mardi l’île mardi d’Asie du Sud.
« Les 206 marins de l’IRIS Bushehr ont rejoint ceux secourus de l’IRIS Dena et sont rentrés chez eux mardi soir à bord d’un avion affrété », a précisé M. Jayasekara.
Selon des sources officielles, 15 marins iraniens sont restés au Sri Lanka pour assurer la maintenance de l’IRIS Bushehr, ancré au large de Trincomalee, au nord de Colombo, la capitale du pays.
Des médias sri-lankais avaient rapporté dans la nuit de mardi à mercredi que 32 marins de l’IRIS Dena avaient embarqué dans la soirée à bord d’un avion à destination de l’Iran.
L’attaque de cette frégate, le 4 mars, au sud de l’île a coûté la vie à 104 marins, dans les premiers jours de la guerre déclenchée par des frappes américaines et israéliennes sur l’Iran, selon les autorités iraniennes.
Les corps de 84 victimes ont été retrouvés et rapatriés.
Il y a trois semaines, l’ambassadeur d’Iran au Sri Lanka, Alireza Delkhosh, avait déclaré que Téhéran était en pourparlers avec Colombo pour le rapatriement de 219 autres marins provenant du second navire, auquel un port sûr a été accordé au Sri Lanka.
Le président sri-lankais, Anura Kumara Dissanayake, a déclaré que l’île avait offert une protection à l’équipage du Bushehr, conformément à la Convention de La Haye de 1907, qui exige d’un Etat neutre qu’il retienne les combattants d’un Etat belligérant jusqu’à la fin des hostilités.
Colombo a refusé d’autoriser les avions de guerre américains à utiliser des installations terrestres dans le pays, afin de préserver sa neutralité.
Un troisième navire iranien, l’IRIS Lavan, avec 183 membres d’équipage, a accosté dans le port de Kochi, dans le sud de l’Inde, après le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient.
Depuis, plus d’une centaine de membres d’équipage non essentiels de bâtiment ont quitté l’Inde dans un vol affrété par Téhéran.




