L’Océanie en quête d’un développement durable à son échelle (colloque)

Organisé à Koné (nord) par l’Institut de recherche pour le développement (IRD), l’Université de Nouvelle-Calédonie et l’association Agora (sciences humaines et sociales), ce colloque réunit jusque vendredi une trentaine de chercheurs et scientifiques de la région Pacifique.

“La conception du développement durable, véhiculée depuis le sommet de Rio en 1992, ne correspond pas aux pays océaniens. Le postulat selon lequel la croissance est infinie s’est avéré faux dans les pays développés, il l’est encore plus dans ces micro-Etats”, a déclaré à l’AFP Victor David, l’un des organisateurs.

Continent d’îles de 10 millions d’habitants, l’Océanie abrite une vingtaine de pays et territoires, pour la plupart pauvres en ressources, très dépendants de l’extérieur et à l’environnement naturel fragile.

“Plutôt que de tout miser sur une croissance économique qui rapporterait de l’argent pour acheter des biens importés, le modèle pourrait être une économie de substitution aux importations, notamment dans les domaines de l’énergie et de l’alimentation”, a-t-il indiqué.

Alors que les liens entre l’homme et l’environnement sont extrêmement forts en Océanie, Victor David, spécialisé en anthropologie juridique, prône par ailleurs une conception renouvelée du droit, tel que l’octroi d’une personnalité juridique à la nature.

“En Nouvelle-Zélande, le gouvernement a récemment a accepté de reconnaître la rivière Whanganui, en tant que personne qui a droit à une bonne santé et à un bien-être, après des négociations avec des tribus maories riveraines”, a-t-il indiqué.

L’impact du réchauffement climatique, auquel l’Océanie est particulièrement vulnérable, en raison de la montée du niveau de la mer, l’habitat spontané, l’exploitation minière ou la décroissance figurent au rang des autres thèmes abordés.

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