Macron rend visite à l’armée de Terre à Mourmelon jeudi

Le président, accompagné de la ministre des Armées Florence Parly et du chef d’état-major de l’armée de Terre Jean-Pierre Bosser, assistera notamment à un exercice militaire au camp de Suippes, avant de se rendre à Mourmelon pour y visiter les installations de cet immense camp de 10.000 hectares.

Au cours de cette visite, il montera à bord d’un hélicoptère NH90 pour suivre depuis l’appareil une démonstration de tir en mouvement par blindés et hélicoptères, puis suivra au sol une manoeuvre de résistance isolée par des fantassins appuyés par de l’artillerie. Il échangera aussi avec des soldats de la brigade franco-allemande.

Il assistera à une présentation des matériels de l’armée de Terre, une occasion de rappeler les innovations prévues par la loi de programmation militaire. Il devrait aussi évoquer les soldats morts en opérations extérieures, dont les deux soldats du 1er régiment de Spahis morts la semaine dernière au Mali.

Depuis son élection, Emmanuel Macron s’est déjà rendu en juillet sur une base aérienne, celle d’Istres (Bouches-du-Rhône), et dans le port de Toulon, où il a présenté en janvier ses voeux aux armées. Il a aussi rendu visite aux troupes basées à l’étranger, au Mali et au Niger, et visité en juillet la base opérationnelle des sous-marins nucléaires de l’Ile Longue (Finistère).

Le projet de loi de programmation militaire (LPM), présenté en conseil des ministres le 6 février, prévoit de consacrer 295 milliards d’euros à la Défense de 2019 à 2025. Ses priorités portent sur l’amélioration du quotidien du soldat et la modernisation d’équipements à bout de souffle. Il doit être examiné par l’Assemblée nationale du 20 au 22 mars.

Son objectif est de porter les dépenses de Défense à 2% du PIB français en 2025 — le niveau que réclame l’Otan à ses membres — soit 50 milliards d’euros, contre 34,2 milliards cette année, après des années de compressions budgétaires.