Manoeuvres aéronavales américano-japonaises, sur fond de tensions avec la Corée du Nord

Les opérations, qui doivent durer 10 jours, vont impliquer 14.000 militaires américains, le porte-avions USS Ronald Reagan ainsi que les destroyers lance-missiles USS Stethem, USS Chafee et USS Mustin notamment, selon le communiqué de l’US Navy.

La Corée du Nord, qui a ravivé les tensions régionales en menant ces derniers mois un sixième essai nucléaire et plusieurs tests de missiles balistiques à longue portée, condamne régulièrement ces manoeuvres militaires qu’elle perçoit comme une menace pour sa sécurité, et réplique parfois en menant à son tour des exercices armés.

Les manoeuvres annuelles américano-japonaises sont destinées “à augmenter la capacité défensive et l’interopérabilité des forces japonaises et américaines par des entraînements d’opérations aériennes et navales”, rappelle l’US Navy.

Ces manoeuvres maritimes succèdent à une semaine d’exercices conjoints au sol, ainsi qu’à un vaste exercice aéronaval impliquant trois porte-avions américains, pour la première fois depuis dix ans dans le Pacifique, accompagnés d’éléments de l’armée sud-coréenne et des forces japonaises d’autodéfense.

De retour d’une tournée asiatique de 12 jours, le président américain Donald Trump a promis mercredi de mettre une “pression maximale” sur la Corée du Nord, qu’il a qualifiée de “dictature perverse” retenant selon lui le monde en otage avec “son chantage nucléaire”.