« Cette mission (de l’Otan en mer Egée) a atteint ses objectifs. Il n’y aucune raison de la prolonger davantage », a-t-il déclaré, cité par l’agence de presse progouvernementale Anadolu, après une réunion à Bruxelles mercredi et jeudi avec ses homologues des pays de l’Alliance.
« De toute façon, c’est la Turquie qui empêche les passages clandestins. Nous, la Turquie, allons continuer nos efforts en ce sens. Il n’est pas utile que les forces de l’Otan restent ici », a insisté M. Isik, ajoutant qu’Ankara souhaitait que l’Otan mette un terme à sa mission « d’ici la fin de l’année ».
L’Otan a déployé en février dernier plusieurs navires de guerre pour sa mission de surveillance des réseaux de passeurs de migrants en mer Egée, entre la Turquie et la Grèce, par laquelle plus de 850.000 migrants ont rallié l’Union européenne en 2015.
Mais depuis, le flux de passages vers les îles grecques depuis les côtes turques s’est drastiquement réduit, notamment après la signature en mars d’un accord controversé entre Bruxelles et Ankara, la Libye redevenant le principal point de transit des migrants vers l’Europe.
Le secrétaire général de l’Alliance, Jens Stoltenberg, a pour sa part salué jeudi l’efficacité du dispositif de l’Otan en mer Egée, estimant qu’il « ajoutait de la valeur », notamment par la capacité de ses navires à « opérer à la fois dans les eaux territoriales de la Turquie et de la Grèce ».
Interrogé vendredi par l’AFP, un responsable de l’Otan a assuré qu’il n’y avait « pas de date de fin » fixée pour l’activité de l’Alliance en mer Egée.
Pour l’instant, c’est l’Allemagne qui a le commandement du « Standing NATO Maritime Group 2 », le groupe naval en opération entre la Turquie et la Grèce, et « aucune décision n’a été prise » sur quel pays prendra le relais (théoriquement en janvier, ndlr), a ajouté ce responsable.
La mission « est pour l’instant assurée de toute façon jusqu’à la fin de l’année (…) après on verra », avait commenté de son côté jeudi la ministre allemande de la Défense, Ursula von der Leyen.




