Le texte a été présenté par Sonia Backès (Les Républicains calédoniens), Virginie Ruffenach (Le Rassemblement), Nicolas Metzdorf (Générations NC), Gil Brial (Mouvement populaire calédonien) et Milakulo Tukumuli (L’Éveil océanien) lors d’une conférence de presse organisée au Congrès de la Nouvelle-Calédonie.
Il donne à cette coalition une majorité au Congrès grâce aux quatre élus de L’Éveil océanien, qui détenaient la clé de la majorité après les élections provinciales du 28 juin.
Les partis non-indépendantistes ont gagné du terrain lors de ces élections provinciales, les premières depuis 2019, mais ils n’atteignent pas la majorité au Congrès du territoire. Les indépendantistes disposent de 26 élus au Congrès, contre 24 pour les formations non-indépendantistes.
L’accord prévoit également de confier la présidence de la commission permanente du Congrès à Veylma Falaeo. Au gouvernement, quatre membres reviendront aux Loyalistes, un au Rassemblement et la présidence à L’Éveil océanien, selon les responsables de la coalition.
L’accord, présenté pour la mandature 2026-2031, prévoit de mettre entre parenthèses les divergences sur l’avenir institutionnel afin de concentrer l’action de la majorité sur quatre priorités : reconstruire le modèle économique et social calédonien, donner un avenir à la jeunesse, retisser la cohésion calédonienne et transformer la manière de gouverner.
« Nous avons trouvé un compromis pour gouverner ensemble le pays », a déclaré Milakulo Tukumuli, affirmant que les partenaires avaient décidé de « s’élever au-dessus des divergences » pour « mettre la Nouvelle-Calédonie au centre de l’intérêt commun ».
La présidente des Républicains calédoniens, Sonia Backès, a assuré que les partenaires avaient cherché à « enlever les irritants et à concilier nos différences ».
Cette nouvelle majorité marque le retour d’un rapprochement entre L’Éveil océanien et les formations loyalistes, déjà alliés à l’issue des élections provinciales de 2019. Cette première coalition avait toutefois rapidement éclaté sur fond de désaccords liés au processus référendaire.
Le scrutin du 28 juin reposait sur un corps électoral gelé depuis 2007: seuls votaient les résidents installés avant 1998 et leurs descendants. C’est précisément une tentative d’élargir cet électorat à des résidents plus récents qui avait déclenché les émeutes meurtrières de mai 2024, qui ont fait 14 morts et plus de deux milliards d’euros de dégâts.
Au printemps, une loi organique a finalement intégré 10.575 natifs jusque-là exclus. Le corps électoral est ainsi passé de 169.000 inscrits en 2019 à 192.500.




