« Les stocks de cabillaud continuent à diminuer à l’ouest de l’Irlande, en mer Celtique, dans le golfe de Gascogne et dans les eaux atlantiques entourant la péninsule ibérique. La sole de mer d’Irlande est très vulnérable », constate la Commission à l’occasion de la publication de ses propositions de possibilités de pêche pour 2017 dans l’Atlantique et en mer du Nord.
Le vote sur ces quotas se tiendra mi-décembre lors d’un conseil des ministres de la Pêche à Bruxelles.
La Commission propose des quotas, ou « taux admissibles de capture » (TAC), pour chaque stock, ensuite répartis par pays membre.
Elle s’appuie pour cela sur des avis scientifiques pour proposer des niveaux correspondants au « rendement maximal durable » (RMD) visant à éliminer la surpêche et préserver les stocks halieutiques.
Pour le cabillaud, le quota proposé pour 2017 est de 1.447 tonnes, contre 4.565 tonnes en 2016, soit une baisse de 63,3%.
La Commission suggère une réduction drastique de plus de 82% pour les stocks de sole en mer d’Irlande (7 tonnes, contre 40 en 2016), et d’un tiers pour la sole en zone Manche Est (2.257 tonnes contre 3.258 tonnes).
A l’inverse, en zone Manche Ouest, la Commission propose de relever le quota de 20% (1.178 tonnes contre 979 tonnes), une « bonne nouvelle » pour les pêcheurs britanniques et français, a souligné un responsable au sein de la Commission.
« Ce sont deux stocks proches l’un de l’autre, mais pour la zone Est nous avons reporté la discussion (sur une maîtrise des stocks) bien trop tard dans l’avenir », a regretté cette même source, pointant du doigt la surpêche.
Au chapitre des nouvelles positives, la Commission souligne la croissance continue des stocks de merlu du Nord, pour lesquels elle propose une petite augmentation du TAC, c’est à dire des possibilités de pêche, d’environ 3% (111.865 tonnes contre 108.784 tonnes), ou encore des chinchards de la péninsule ibérique (73.349 tonnes proposé contre 68.583 tonnes, soit +6,9%).
La situation du bar reste très préoccupante. Sur l’unique base des avis scientifiques, la Commission aurait pu demander de fixer le quota à zéro, a observé la source au sein de l’exécutif européen.
La Commission a tranché et proposé des exceptions pour les petits pêcheurs dont l’activité dépend de ces stocks, avec un plafond fixé à 10 tonnes, contre 13 tonnes en 2016. Pour les pêcheurs à la ligne, le plafond proposé est de 10 poissons par mois (contre un par jour l’an passé).




