Retours positifs de pêcheurs après un test de filet biodégradable

Boulogne-sur-Mer, 7 juin 2023 (AFP) – Des marins de Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais), Fécamp et Le Tréport (Seine-Maritime) qui ont testé pendant trois ans des filets de pêche biodégradables et recyclables ont obtenu des résultats « presque équivalents » à ceux de filets classiques en nylon, ont-ils annoncé mercredi lors d’un point presse.

« Il a fallu vérifier que le filet ne se dégradait pas trop vite, qu’il était aussi pêchant qu’un filet en nylon, et qu’il était facile à manoeuvrer », a expliqué Thierry Missonnier, directeur de l’organisation de producteurs FromNord, qui rassemble 160 navires de Calais à Hendaye.

« Les résultats sont pratiquement équivalents à ceux d’un filet classique » s’est-il félicité, à l’occasion de ce point presse.

Le projet avait été lancé par le Parc naturel marin des estuaires picards et de la mer d’Opale, dont les responsables retrouvent régulièrement des micro-plastiques issus des filets de pêche sur les plages.

En 2018, grâce à des financements européens, le parc naturel s’était rapproché de Seabird, une entreprise installée près de Lorient (Morbihan), spécialisée dans la production de matériaux en bioplastique compostable.

Son objectif: créer un filet « assez solide pour tenir une saison de pêche, mais en même temps qui puisse se dégrader rapidement », selon le directeur du parc naturel, Frédéric Fasquel.

Deux ans de travail ont été nécessaires pour concevoir ce filet en matières biosourcées.

« On se fournit dans des bioraffineries qui utilisent de la biomasse végétale, a expliqué mercredi Raynald Godet, ingénieur en bioplastique chez Seabird. « Ca peut être de la canne à sucre, de la betterave, de l’amidon de maïs ou de pomme de terre, des algues… »

Une fois la formule trouvée et brevetée à l’échelle européenne, la fabrication et le nouage du fil ont été confiés à une entreprise au Portugal.

Les retours des pêcheurs volontaires ont permis, par exemple, d’améliorer la taille des mailles, a indiqué M. Godet.

« Un filet nylon classique met 400 à 600 ans pour se dégrader dans l’eau de mer. Cette matière-là, c’est 40 fois plus rapide », a souligné M. Fasquel.

Reste à lever un dernier frein: le coût du produit, 10 à 20% plus cher qu’un filet classique, qui pourrait mettre à mal l’équilibre économique des navires.

« On peut considérer qu’avec des aides de niveau national ou européen, ce sera possible pour les artisans-pêcheurs » d’utiliser ces filets, espère M. Fasquel.

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