Une vingtaine d’entreprises locales, toutes co-traitantes du chantier naval, ont réitéré cette proposition d’une entrée au capital, « déjà formulée auprès du précédent gouvernement », qui n’avait pas donné suite, selon Bruno Hug de Larauze, PDG du groupe de service logistique IDEA, qui réalise environ 5% de son chiffre d’affaires grâce à STX.
M. Le Maire, qui recevait une délégation de quatre patrons et le président (LR) de la région des Pays de la Loire, Bruno Retailleau, avant de partir pour Rome, « s’est montré ouvert à cette idée, voire plutôt favorable », a estimé M. Hug de Larauze.
« STX France fait travailler plusieurs centaines de PME et environ 5.000 employés d’entreprises sous-traitantes, il est important que les sous-traitants puissent être représentés à l’actionnariat pour être au courant des décisions prises et pouvoir avoir un axe de développement et d’investissement cohérent avec celui de STX », a-t-il expliqué.
« Il faut créer un climat de confiance », a insisté le patron d’IDEA Groupe, qui souhaite que l’accord avec le constructeur naval italien Fincantieri « puisse se faire ».
Le patron de la région des Pays de la Loire a de son côté réaffirmé sa volonté que Fincantieri, seul candidat à la reprise de STX France, soit minoritaire et a réclamé comme condition supplémentaire l’entrée au capital des entreprises locales, « une garantie essentielle que l’ancrage local de STX sera préservé ».
« Bruno Le Maire s’est montré très ouvert à notre proposition et je serai très attentif, dans les prochains jours, à ce que le gouvernement français ne se laisse pas intimider par l’Italie », a écrit M. Retailleau dans un communiqué.
Dans un entretien au quotidien italien Il Corriere della Sera, publié mardi matin, Bruno Le Maire appelait à ne pas « (multiplier) les représentants au conseil d’administration », dans lequel doivent « figurer Naval Group, l’Etat, les salariés et Fincantieri, qui sera l’opérateur industriel ».
Le ministre de l’Economie est attendu dans l’après-midi à Rome pour trouver un accord sur la cession de STX France à Fincantieri avec les autorités italiennes, très amères depuis la décision de Paris de nationaliser temporairement le chantier naval de Saint-Nazaire.




