Alors que le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire, est attendu le 11 septembre à Rome pour tenter de trouver un accord sur la reprise des chantiers navals, et que son homologue transalpin, Pier Carlo Padoan, a réaffirmé dimanche que son pays exigeait toujours 51% de STX France, M. Retailleau demande au gouvernement français de « résister aux pressions de l’Italie, ce qui implique que le groupe Fincantieri ne dispose pas de la majorité du capital ».
« Je demande également que le pacte d’actionnaires, qui découlera de ces négociations, puisse intégrer de solides garde-fous destinés à sécuriser l’emploi et le savoir-faire des chantiers de Saint-Nazaire, comme ceux de ses sous-traitants, à rendre impossible contractuellement les délocalisations de commandes et à préserver l’autonomie des chantiers navals en matière commerciale et de R&D (recherche et développement, ndlr) », écrit le président de la région dans un communiqué.
La nationalisation « temporaire » fin juillet des chantiers navals de Saint-Nazaire, pourtant promis au constructeur italien Fincantieri sous la présidence de François Hollande, a créé une crise entre Paris et Rome. Les deux capitales se sont donné jusqu’au 27 septembre, date d’un sommet franco-italien, pour trouver une solution « réciproquement acceptable » sur ce dossier.
Les ministres français et italien des Finances se sont tous deux dit « confiants » ces derniers jours sur la réalisation de cet objectif, M. Le Maire répétant qu’un accord avec Fincantieri restait la « meilleure option pour Saint-Nazaire ».
STX France emploie 2.600 personnes à Saint-Nazaire et fait travailler quelque 5.000 salariés d’entreprises sous-traitantes.
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