« Nous n’avons pas à dire oui ou non » à l’italien Fincantieri, a jugé le secrétaire d’Etat lors d’une interview sur RMC. « Nous avions dit que nous voulions un industriel européen, Fincantieri c’est un industriel et européen, on aurait quand même aujourd’hui des difficultés à lui dire non ».
« L’intérêt de Fincantieri, c’est de réussir son opération avec le rachat de STX France, l’intérêt de l’Etat français, c’est de préserver notre fleuron, je pense que c’est sur cette base-là que se fait la discussion », a ajouté M. Sirugue.
Le secrétaire d’Etat a également souligné que la question du transfert de technologie pèserait dans les négociations, « pour éviter qu’on nous prenne notre savoir-faire ».
Les syndicats chez STX s’inquiètent d’un transfert du savoir-faire français vers la Chine, Fincantieri ayant signé un accord de transfert de technologie avec un groupe chinois, et, à plus long terme, une délocalisation de la production.
« Dans la discussion avec Fincantieri, nous devons organiser les choses de telle sorte que la propriété industrielle qui fait finalement la plus-value des chantiers navals de Saint-Nazaire ne puisse pas partir avec des échanges qui ont lieu par ailleurs sur d’autres chantiers », a-t-il estimé.
De son côté, le porte-parole du gouvernement Stéphane Le Foll a assuré que « l’Etat va agir ».
« On est actionnaire, donc l’Etat posera des conditions qui sont: la pérennité de l’activité, la sécurisation des savoir-faire et la capacité de se projeter dans l’avenir », a-t-il déclaré sur France Info.
Le maire de Saint-Nazaire, David Samzun, a pour sa part estimé sur France Bleu Ocean que « l’Etat français peut construire une proposition complémentaire » en utilisant comme levier DCNS et la Caisse des dépôts et consignations.
Selon le maire PS, « la partie n’est pas perdue » et « je verrais plutôt d’un mauvais oeil que Fincantieri soit majoritaire et qu’il soit donc le patron de nos chantiers ».
La justice sud-coréenne a retenu mardi le constructeur naval italien Fincantieri comme candidat préféré à la reprise du chantier naval STX France de Saint-Nazaire.
Mais avant qu’un accord soit signé pour acquérir 66,6% de STX France, Fincantieri doit encore se mettre d’accord sur un prix d’achat avec le groupe sud-coréen et entrer en discussions avec l’Etat français, qui en détient le tiers restant et dispose d’une minorité de blocage.
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