marine ocean logo

Economie maritime

Frédéric Cuvillier, ministre délégué chargé des transports, de la mer et de la pêche, a présenté en Conseil des ministres, le 21 novembre dernier, les grandes lignes de la politique gouvernementale en matière maritime :  

1°) Développer l'économie maritime dans toutes ses dimensions 

- la construction navale française doit être redynamisée en la spécialisant sur des créneaux à haute valeur ajouté ;

- les compagnies de transport maritime doivent bénéficier d'un environnement juridique stable et adapté. La France prendra prochainement position sur la directive européenne sur la teneur en soufre des combustibles marins, de manière à permettre l'adaptation progressive de la flotte de commerce aux nouveaux enjeux environnementaux. Par ailleurs, une réflexion sera lancée sur le registre international pour rendre le pavillon français plus compétitif ;

- une stratégie nationale portuaire sera mise en place d'ici la fin d'année comportant trois axes : logistique et intermodalité, développement industriel et aménagement des espaces ;

- Le maintien et l'adaptation de la capacité de pêche française seront une priorité dans le cadre de la réforme de la politique commune de la pêche par la promotion de mesures soutenables sur le plan économique et performantes sur le plan environnemental, et par la modernisation de la flotte française, avec le Fonds européen pour les affaires maritimes et la pêche.

Frédéric Cuvillier a ouvert ce matin, mardi 20 novembre, les 8ème Assises de l'Economie maritime et du littoral qui se tiennent à Biarritz jusqu'au 21 novembre. Le ministre délégué chargé des transports et de l'économie maritime a tenu à affirmer, à la veille d'un conseil des ministres exceptionnellement consacré à la politique maritime de la France, l'engagement du gouvernement dans ce domaine. Ce gouvernement, a-t-il déclaré, est  "le plus maritime que la France ait connu depuis longtemps" soulignant que les dirigeants français avaient "peut-être trop souvent tourné le dos à la mer". Frédéric Cuvillier  a confirmé sa volonté de mettre en oeuvre une politique maritime intégrée. Il a vanté une économie créatrice d'emploi et de croissance dont le premier défi - a-t-il précisé - est celui de la compétitivité. Construction navale, aquaculture, énergies marines, extractions minérales... Frédéric Cuvillier a souligné la richesse des secteurs dans lesquels la France peut faire montre d'une réelle valeur ajoutée. Il a souligné, entre autres, la necessité de valoriser l'enseignement et de rendre à l'Ecole nationale supérieure maritime les moyens de ses ambitions, de relier les grands ports et les ports décentralisés, de préserver les 99 000 emplois de pêcheurs, de péréniser leur activité avec l'objectif de "pêcher moins mais mieux", de développer la recherche avec l'objectif notamment de "mieux connaître la biodiversité". La mer, a-t-il martelé, est un espace à gérer, à exploiter et à protéger". 

Depuis leur création en 2005, les Pôles de compétitivité Mer Bretagne et Mer Provence-Alpes-Côte d'Azur (650 membres industriels et académiques) ont labellisé plus de 350 projets collaboratifs innovants qui viennent de dépasser le milliard d'euros d'investissements privés et publics.

Dans une économie maritime française qui représente 53 milliards d'euros de chiffre d'affaires, et emploie 300 000 personnes, les entreprises et les centres de recherches, membres des Pôles Mer poursuivent leurs investissements dans l'innovation.

A l'heure où l'économie maritime mondiale représente un chiffre d'affaires annuel de 1 500 milliards de dollars, la France a une véritable carte à jouer pour capter une part significative de ces marchés en expansion. De nouvelles activités, qui n'existaient pas il y a dix ans, représentent aujourd'hui près de 190 milliards de dollars.

D'ici 2020, ces marchés émergents tels que l'extraction de minéraux marins, les énergies marines, les biocarburants d'origine algale, l'aquaculture, etc..., devraient générer près de 450 milliards de dollars de chiffre d'affaires annuel mondial.

Les Pôles Mer qui concentrent près de 90% de la recherche et de la formation françaises en sciences et techniques de la Mer se sont donnés comme priorité le développement de l'économie maritime et littoral française.

Les deux Pôles font aujourd'hui le constat que "les grandes thématiques qu'ils avaient identifiées pour leur potentiel d'innovation sont plus que jamais porteuses de développement économique et adressent des marchés mondiaux".

 

Auteurs de films documentaires dont « Nom de code : Poilus d'Alaska » récemment diffusé sur Arte, Michael Pitiot et Daniel Duhand préparent un nouveau documentaire de 52' sur le naufrage du paquebot Afrique.

Ce bateau, qui avait quitté Bordeaux pour rejoindre le Sénégal, a coulé dans le nuit du 12 au 13 janvier 1920 entre l'île de Ré et Les Sables d'Olonne. Sur les 599 personnes présentes à bord, seules 36 ont survécu.

Michael Pitiot et Daniel Duhand recherchent les descendants des familles des naufragés, ainsi que des témoignages ou des documents sur cette tragédie.

La liste de l'équipage et des passagers est consultable sur www.memoiresdelafrique.fr

Pour tout contact avec les auteurs :

La France participe depuis le 1er novembre 2012, et jusqu'au 18 novembre, dans le Pacifique, à une opération annuelle de surveillance et de police des pêches baptisée Kurukuru.

Pilotée depuis le centre opérationnel du Forum Fisheries Agency (FFA) basé à Honiara sur l'île de Guadalcanal (îles Salomon), l'opération Kurukuru mobilise de nombreux pays iliens du Pacifique sud (PICs) sur un théâtre vaste comme deux fois l'Europe avec la mobilisation de sept patrouilleurs intégrés au dispositif global.

L'Australie, la Nouvelle-Zélande, les États-Unis et la France lui apportent leur soutien avec des moyens navals ou aéronavals. La France a engagé des moyens maritimes des Forces Armées en Nouvelle Calédonie (FANC) et des Forces Armées en Polynésie Française (FAPF), avec notamment la frégate de surveillance Prairial, les patrouilleurs La Glorieuse et Arago ainsi que deux Gardian. Un officier des FANC est également inséré dans l'état-major de conduite.

Organisée en collaboration avec la Western and Central Pacific Commission (WCPFC), organisation chargée de la gestion durable de la ressource halieutique dans le Pacifique occidental et central, cette opération vise à lutter contre les pêcheurs en situation illégale, non reportés ou dépassant leurs quotas. La maîtrise de l'activité de pêche est en effet cruciale dans une région où l'économie s'avère très dépendante de cette filière.

Conduite depuis 2005, le succès de cette surveillance et de ces contrôles ne se mesure pas uniquement par le nombre de navires appréhendés mais aussi par la diminution tout au long de l'année du nombre de navires en situation irrégulière qui laisse penser que cette opération a un effet dissuasif durable.

La participation des moyens français positionne la France comme un acteur régional important. Elle permet de renforcer les liens avec l'agence des pêches du Forum des îles du Pacifique, facilitant l'accès aux informations sur l'activité de pêche dans cet immense espace océanique.

Le Prince Albert II de Monaco clôture la conférence sur le droit de la mer organisée le 9 octobre 2012, à bord du BPC Tonnerre, à Monaco

Le Prince Albert II de Monaco clôture la conférence sur le droit de la mer organisée le 9 octobre 2012, à bord du BPC Tonnerre, à Monaco, à l'initiative de la revue Marine & Océans en partenariat avec la Marine nationale, la Fondation Prince Albert II de Monaco et l'Institut océanographique-Fondation Albert Ier Prince de Monaco. Cette conférence, qui a réuni près de 300 personnes sur le second plus gros batiment de la Marine nationale en escale officielle dans la Principauté, était organisée à l'occasion du trentième anniversaire de la Convention des Nations unies sur le droit de la mer signée à Montego bay (Jamaïque) le 10 décembre 1982. Photo Patrick Gauthey

Dans le but de promouvoir auprès de la jeunesse les valeurs humaines et professionnelles de la grande marine à voile, dix-neuf acteurs du monde maritime ont fondé l'association du Grand Voilier École (Asso-GVE), qui a tenu son premier Conseil d'Administration à Brest, le lundi 8 octobre 2012. Cette structure, dont le président n'est autre que l'amiral (2s) Pierre-François Forissier, chef d'état-major de la Marine nationale de février 2008 à septembre 2011, est appelée à se transformer en une Fondation qui entreprendra la construction d'un Grand Voilier Ecole pour le XXIème siècle.

La compagnie chinoise Cosco utilise des pavillons de complaisance pour ses navires. Ici, le porte-conteneurs Buyihe, sous pavillon panaméen (Photo : Marine nationale).

Le 5 octobre 2012, l'ambassade de Chine à Paris a repris une information diffusée la veille par l'agence Chine nouvelle (Xinhua) pour affirmer que l'industrie maritime traditionnelle ne cessait de se développer en Chine et que l'économie maritime était devenue un nouveau moteur de croissance. D'après certains observateurs, ces informations optimistes ne correspondent pas à la réalité du moment, le transport maritime et la construction navale étant en très mauvaise posture.

bateau peche

Il y avait l'alcool et le tabac. Le cannabis et la cocaïne sont aussi installés à bord des navires de pêche. Ces drogues ont envahi le quotidien d'un des métiers les plus durs au monde. L’ENIM, la sécurité sociale des marins, réalise en ce moment en Charente-Maritime et en Aquitaine une étude pour mieux connaître les conduites addictives des marins pêcheurs.