marine ocean logo

Environnement

Publiée dans le journal PLoS ONE (1) le 10 décembre 2014, une étude coordonnée par l'institut 5 Gyres (2) à laquelle l'Ifremer (3) est associée, révèle que l'ensemble de la pollution de la surface des océans est évaluée à 5,25 mille milliards de particules, soit 269 000 tonnes de plastique. 

Cette étude, la plus complète à ce jour, compile les résultats de six ans de travaux et prélèvements effectués sur une distance parcourue de 50 000 milles nautiques. Grâce à cette première estimation globale de la pollution par les plastiques flottants, l'équipe internationale impliquée dans le projet a pu conclure que les plastiques et microplastiques sont présents sur l'ensemble de l'océan mondial.

Ancien membre de l'équipe Cousteau, expert en sciences écologiques auprès de l'Unesco, Nathalie de Pompignan est l'auteur d'un ouvrage de référence, écrit à quatre mains avec sa fille Constance Albanel, « Océan alerte rouge, chroniques d'un désastre annoncé » (octobre 2014 / Editions L'Harmattan). L'état des lieux est sans concession mais non sans espérances. Explications.

Propos recueillis par Pascal Cognet

« Océan, alerte rouge » ! Quel constat dressez-vous pour en arriver là ?

Le constat est que l'océan est aujourd'hui en danger et que le tableau est sombre. Rappelons sa place. Il est « notre système de support de vie », selon Sylvia Earle, exploratrice mondialement reconnue de la National Geographic Society. A l'origine de la vie sur notre planète, il occupe 70% de sa surface et fait d'elle une terre habitable. Il est la principale source de subsistance pour 1,2 milliard d'êtres humains. Il interagit avec l'atmosphère, absorbe plus d'un quart des émissions de carbone d'origine anthropique, joue un rôle essentiel dans la régulation de la chaleur et des variations des températures et des précipitations et produit la moitié de l'oxygène que nous respirons. Il abrite une extraordinaire et foisonnante biodiversité et son littoral accueille les 2/3 de la population mondiale. Quant à ses bienfaits « marchands », ils sont innombrables : pêche, ressources énergétiques, minérales et génétiques, tourisme. N'oublions pas aussi que 90 % du commerce mondial emprunte la voie maritime. Or, sa santé est en péril.

Devant les participants au sommet international des Nations-Unies sur le Climat, l'International Chamber of Shipping (ICS), l'association internationale des armateurs, a présenté ce matin les excellentes performances environnementales du transport maritime.

Pour sa 41ème édition, le Festival Mondial de l'Image Sous Marine se déroulera du jeudi 30 octobre au dimanche 2 novembre 2014 au Palais des Congrès du Parc Chanot de MARSEILLE. Il abordera cet année le thème « Océan : futur de l'homme ». Des premières inventions de Jules VERNE au navire Planète Solar en passant par le concours d'architecture de la Fondation Jacques ROUGERIE, il mettra en avant les œuvres et les hommes qui agissent et pensent l'Océan de demain sans mettre de limites à leurs visions futuristes.

Le premier ministre, a signé en juillet l'engagement financier de l'Etat sur le programme Voilier du futur porté par Catherine Chabaud, Julian Stone et Innovations Bleues, lauréat des Investissements d'Avenir, dans le cadre de l'Appel à Manifestation d'Intérêt "Navire du Futur". Avec un financement de 4,2 millions d'euros apporté par l'ADEME sur des fonds confiés par le Commissariat général à l'Investissement (CGI), Catherine Chabaud et Julian Stone, après deux années de mise en place, entrent dans une phase décisive du projet qui incarne leur ambition : accélérer le développement des éco-innovations du secteur de la Plaisance (et plus largement du maritime) et dynamiser la démarche de développement durable de la filière.

Les résultats d'une équipe de chercheurs européens publiés dans la revue Plos One révèlent qu'il est possible de trouver des bouteilles, des sacs en plastique, des filets de pêche et d'autres types de déchets humains jusqu'à des milliers de mètres de profondeur sous la surface de l'océan. Du plateau continental européen à la dorsale médio-Atlantique (située à 2 000 km des côtes) en passant par la Méditerranée, le constat est le même.

Plus que trois jours avant la cloture de la souscription lancée par Jacques Rougerie auprès du grand public pour participer au financement de l'un des projets les plus originaux que la mer puisse générer. Jacques Rougerie, le créateur et promoteur de Sea Orbiter, invite chacun d'entre nous à soutenir la construction de la première station avec en contrepartie l'inscription de son nom à l'intérieur du module. 

Pour plus d'information et pour souscrire en ligne, cliquez sur les deux liens ci-dessous :

http://www.kisskissbankbank.com/the-eye-of-seaorbiter

http://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&v=bWKDxUoz5mg

(Ce second enregistrement de Jacques Rougerie a été réalisé il y a une semaine. Les dix jours restants évoqués par l'architecte naval ne sont donc plus d'actualité. Il ne reste bien que trois jours pour souscrire). 

L'ampleur et la complexité des secours apportés au navire russe bloqué par les glaces en Antarctique pendant deux semaines soulignent les risques inhérents aux voyages touristiques dans ce continent aux conditions extrêmes.

Le jury du 40ème Festival international de l'image sous-marine qui se tient Parc Chanot, à Marseille depuis le jeudi 31 octobre et jusqu'à ce dimanche soir 3 novembre, a décerné hier l'ensemble de ses prix. Presentation du palmares d'une édition 2013 particulierement riche.

Le Festival mondial de l'image sous-marine - qui a ouvert ses portes jeudi dernier et les refermera ce dimanche soir 3 novembre au Parc Chanot de Marseille - est l'un des rendez-vous du week-end à ne pas manquer.