Industrie maritime : un nouveau contrat stratégique de filière

Le GICAN, EVOLEN, la FIN et le SER ont annoncés la signature d’un nouveau contrat stratégique de filière. L’État positionne explicitement la France comme une puissance maritime. Et confirme la nécessité de protéger la compétitivité de la filière maritime.

La filière maritime française, consolidée du Groupement des Industries de Construction et Activités Navales (GICAN), de L’association française des entreprises et professionnels au service de l’Energie (EVOLEN) et de la Fédération des Industries Nautiques (FIN) représente 125 000 emplois directs et 45 milliards d’euro de chiffre d’affaires.

Filière stratégique

Ceci lui confère, combiné au statut de la France de 2e plus grande zone économique maritime mondiale, un statut hautement stratégique.

Dans cette optique, le nouveau contrat stratégique de filière s’articule autour de quatre grands axes : la structuration et le financement de la R&D, la transformation numérique, l’attractivité des emplois, et la défense de la compétitivité sur les marchés étrangers.

L’affaire Naval Group en Australie, en octobre 2021, semble avoir eu un effet d’électrochoc. Le contrat rappelle en effet la nécessité de consolider la « capacité de l’industrie française à prospérer dans un marché ultra-compétitif, dans lequel la concurrence déloyale est très forte ».  

Subsidiairement, le contrat fait également référence à la résilience de la filière du fait du caractère national de sa chaine de valeur. Dans la même voie, on y insiste également sur les effort de l’état dans la « reconquête d’une souveraineté industrielle » Ce qui manifeste une volonté protectionniste assumée.

Comparé au contrat de 2018, d’autres thèmes nouveaux font leur apparition dont la décarbonation des procédés industriels et la production d’hydrogène vert, et la promotion de la compétitivité hors-prix de la filière.

Financer l’innovation

La confirmation de plusieurs mécanismes de financement de la R&D ont suscité la satisfaction de la filière. En parallèle du Conseil de la recherche et de l’innovation des industriels de la mer (Corimer), sera dorénavant mis en place une « cellule d’aiguillage des projets inférieurs aux seuils de 2 et 4 millions d’euros ».  De plus le contrat prévoit « l’amélioration des conditions de financement 4è Programme d’Investissement d’Avenir » : des financement appelés à doubler si les industriel double le nombre de projets déposés.