Tout savoir sur l’hydrogène en Europe

Le Conseil français de l’énergie publie la traduction française de l’étude « Les importations d’hydrogène décarboné en Europe : défis et opportunités » sortie très récemment en anglais. L’hydrogène est au cœur de l’actualité mondiale et des enjeux de la transition énergétique. Cette étude permet d’enrichir les termes du débat grâce à des faits et des chiffres jusqu’alors manquants. 

L’étude du Conseil mondial de l’énergie porte plus précisément sur l’Union européenne et ses partenaires exportateurs aux horizons 2030 et 2050, avec un focus sur la France, l’Allemagne, l’Italie, l’Espagne et l’Autriche. Elle apporte des réponses argumentées et chiffrées aux questions suivantes : Quelle demande et quelle part importée d’hydrogène ? Depuis quels pays exportateurs ? Quelles technologies et quels coûts pour les consommateurs ? 

CHIFFRES CLÉS

  • 60 millions de tonnes : c’est la demande européenne d’hydrogène en 2050 (6 fois supérieure à celle d’aujourd’hui)
  • 900 milliards de dollars : c’est le montant des investissements pour la construction des infrastructures d’importation d’hydrogène d’ici 2050
  • 3 dollars le kilo d’hydrogène : c’est le coût total de l’hydrogène décarboné en France en 2050, depuis la production jusqu’à la livraison chez le consommateur, qu’il soit produit en France avec le nucléaire ou en Afrique du Nord par le biais du photovoltaïque
  • 410 dollars le kilowatt : c’est le coût moyen d’un électrolyseur en Europe en 2050 (200 dollars en Chine actuellement)

MESSAGES CLÉS

  • Le mix énergétique est d’une importance cruciale pour la production d’hydrogène décarboné
  • Il faut une régulation européenne claire : normes, contrats à long terme, concurrence
  • Le débat sur l’hydrogène devrait davantage porter sur le calcul de son « intensité carbone » plutôt que sur ses « couleurs » : celles-ci sont attribuées de manière plus ou moins aléatoires et peuvent limiter la rigueur des études, débats, politiques et stratégies
  • Le montant des investissements nécessaires, du producteur à l’utilisateur final, est colossal

Le Conseil mondial de l’énergie (ou World Energy Council) est la principale et unique association internationale à représenter toutes les sources et technologies de l’énergie. Créé il y a près d’un siècle, le Conseil mondial de l’énergie est agréé par l’ONU et il est constitué de 3 000 organisations membres dans près de 100 pays. Il se donne pour mission d’étudier les formes de transitions énergétiques garantissant au mieux à la fois la sécurité énergétique, l’équité et l’environnement durable. www.worldenergy.org

Le Conseil français de l’énergie est le comité français du Conseil mondial de l’énergie. Cette association reconnue d’intérêt public regroupe des acteurs français majeurs  ̶  entreprises (EDF, ENGIE, TotalEnergies), centres de recherche (CEA, IFPEN), organismes publics (ADEME), administrations, organisations professionnelles, universités  ̶   impliqués dans des réflexions, qui privilégient les dimensions d’accessibilité, de disponibilité et d’acceptabilité de l’énergie dans une perspective mondiale. Le Conseil français de l’énergie édite par ailleurs La Revue de l’Énergie. www.wec-france.org

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