Il s’agit du 2e pétrolier à arriver depuis l’arrêt du trafic dans le détroit stratégique d’Ormuz consécutif à la guerre au Moyen-Orient, déclenchée fin février.
L’Irak « n’a reçu qu’un seul pétrolier » vendredi, a déclaré ce responsable à l’AFP. Une vidéo diffusée par les autorités portuaires montrait un navire portant le nom d’HELGA.
Bagdad avait annoncé être parvenu à un accord avec les Etats-Unis et l’Iran afin de réduire l’impact du blocus du détroit d’Ormuz sur les exportations pétrolières irakiennes.
Le 17 avril, l’Irak avait reçu un pétrolier pour charger deux millions de barils de pétrole irakien, le premier à arriver après la fermeture de cette voie maritime vitale par où transitait avant le conflit 20% du pétrole et du gaz naturel liquéfié (GNL) mondiaux.
L’Irak, qui tire plus de 90% de ses revenus de l’or noir, ne peut actuellement maintenir qu’une fraction de ses exportations du fait des perturbations liées à la guerre.
Membre fondateur de l’alliance des pays exportateurs de pétrole, Opep, l’Irak dépend fortement de ses exportations d’or noir, qui représentent environ 90% de ses recettes budgétaires.
Avant le début de la guerre régionale le 28 février, la majeure partie de sa production – environ 3,5 millions de barils par jour en temps normal – était exportée par le Golfe, et donc par Ormuz.
Désormais, l’Irak a commencé à exporter par camions-citernes via la Syrie et a repris les exportations de 250.000 barils par jour via l’oléoduc de la région du Kurdistan qui mène au port turc de Ceyhan.