Donald Trump avait suspendu le 18 mars le « Jones Act », une loi vieille de plus d’un siècle qui oblige théoriquement les transporteurs maritimes à utiliser des navires construits aux Etats-Unis et possédés par des Américains lorsqu’ils effectuent des liaisons entre deux ports du pays.
Cette mesure visait notamment à faciliter les livraisons entre les pôles de production d’or noir du Golfe du Mexique et les raffineries de la côte est.
Selon Taylor Rogers, une des porte-parole de la Maison-Blanche s’exprimant sur son compte X, la première suspension a permis « significativement plus de livraisons dans les ports américains, plus rapidement ».
« Cette suspension doit apporter certitude et stabilité pour les États-Unis et l’économie mondiale » a-t-elle ajouté.
Le prix du pétrole s’est envolé depuis le 28 février dernier, date de l’attaque de l’Iran par les États-Unis et Israël.
Dans la foulée, Téhéran a annoncé fermer le détroit d’Ormuz, par où transite près de 20% des hydrocarbures mondiaux.
Le West Texas Intermediate (WTI), pour livraison en juin, est passé d’environ 65 dollars à la veille du conflit à plus de 95 dollars vendredi, avec un pic à près de 113 dollars début avril.
Les États-Unis et l’Iran se sont entendus pour la mise en place d’un cessez-le-feu le 8 avril, qui devait prendre fin mercredi mais a été prolongé de manière unilatérale par les États-Unis.
Les négociateurs des deux pays se sont rencontrés une première fois à Islamabad (Pakistan), sans succès cependant. Une nouvelle a été programmée puis reportée sine die.
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