Le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en août, a cédé 0,31% à 72,92 dollars.
Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en juillet, a perdu 1,77% à 69,50 dollars.
Le Qatar, un des pays médiateurs dans le conflit entre l’Iran et les Etats-Unis, a affirmé mardi qu’aucune discussion directe n’était prévue dans les jours à venir à Doha, où Washington a envoyé ses émissaires pour des réunions avec des médiateurs.
Téhéran a assuré de son côté tenir « sans doute » mercredi des discussions au Qatar concernant ses avoirs gelés.
En tout début de semaine, le président américain Donald Trump avait laissé entendre que des discussions avec l’Iran devaient se tenir mardi.
Malgré les contradictions récurrentes entre les deux belligérants et une reprise temporaire des hostilités ce week-end, « les opérateurs semblent convaincus que la guerre touche à sa fin, le Brent et le WTI s’étant stabilisés juste au-dessus de leurs niveaux d’avant-guerre », souligne David Morrison, du courtier Trade Nation.
Le flux de navires dans le détroit d’Ormuz, élément clé de ce conflit, reste pourtant loin d’être libre, Téhéran autorisant un seul couloir de navigation le long de ses côtes et souhaitant conserver le contrôle du passage, ce à quoi s’opposent les Etats-Unis.
« Il semble que les marchés pétroliers aient en quelque sorte d’ores et déjà anticipé la situation telle qu’elle pourrait se présenter dans trois à six mois, lorsque le flux de pétrole transitant par le détroit d’Ormuz devrait être revenu à la normale », estime Sadiq Adatia, du gestionnaire d’actifs BMO Global Asset Management.
Il estime que cette réaction est trop précipitée, d’autant que les niveaux de prix actuels « ne semblent pas non plus tenir compte des dommages qui auraient pu être causés aux installations de production ».
Par ailleurs, « le ministère irakien du Pétrole exerce désormais des pressions sur l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) pour obtenir un quota de production plus élevé », soulignent les analystes d’ING.
Selon eux, une plus forte production de l’Opep « ne ferait qu’alimenter le récit d’un surplus (de production de pétrole, ndlr) pour 2027 ».