Un « projet de consolidation de l’activité » présenté au comité social et économique (CSE) lundi prévoit la vente de deux navires: Le Barfleur (construit en 1992), et Le Cotentin (construit en 2007), a indiqué l’entreprise dans un communiqué.
Cette vente s’accompagne de 13 suppressions de postes de navigants au sein de la Brittany Ferries qui ne prévoit toutefois pas d’ouvrir un plan de sauvegarde de l’emploi (PSE). La compagnie, basée à Roscoff (Finistère), emploie environ 2.700 salariés, dont 1.800 marins.
La société prévoit en outre d’arrêter la ligne Portsmouth-Le Havre, d’ici à la fin septembre, « à la suite de la baisse des volumes consécutive au Brexit, aggravée par une conjoncture économique défavorable en 2026 ».
Ces annonces doivent permettre de réaliser 20 millions d’euros d’économies par an, a expliqué la Brittany Ferries à l’AFP, confirmant une information de l’hebdomadaire Le Marin.
La compagnie justifie ces mesures d’économies par « une tendance en deçà de ses attentes » pour les réservations de l’été 2026, en raison d’un « climat anxiogène créé par la crise au Moyen-Orient » combiné « à une situation d’écrasement du pouvoir d’achat des ressortissants » britanniques et européens.
Majoritairement détenue par des coopératives agricoles bretonnes, la Brittany Ferries transporte plus de 2 millions de passagers par an, principalement entre la France, le Royaume-Uni et l’Irlande.
Elle a réalisé en 2025 un chiffre d’affaires de 615 millions d’euros, en hausse de 19% sur un an.




