Un navire américain de stockage et de regazéification et un méthanier, propriété d’intérêts grecs et battant pavillon des Bermudes, ont été touchés par au moins un drone non identifié, avait auparavant rapporté la société privée de sécurité Ambrey, basée au Royaume-Uni.
La présidence égyptienne du Conseil des ministres a indiqué dans un communiqué qu’à l’issue des premières investigations sur l’incident, « il est apparu qu’il résultait d’une attaque de drone, sans qu’aucune partie n’en ait revendiqué la responsabilité ».
Elle a ajouté que « les autorités compétentes poursuivent leur enquête afin d’établir les circonstances de l’incident et de prendre les mesures nécessaires pour préserver les intérêts de l’Egypte et sa sécurité nationale ».
Les attaques de missiles ou de drones, attribuées à l’Iran ou à des groupes affiliés et visant notamment des infrastructures énergétiques, se sont multipliées au Moyen-Orient depuis le début de la guerre lancée le 28 février par des bombardements américano-israéliens contre la République islamique. Des pays du Golfe et la Jordanie ont notamment été visés, mais l’Egypte avait jusqu’ici été épargnée.
La société de suivi du commerce maritime Kpler a indiqué que l’incendie avait perturbé les opérations dans un important terminal d’importation de gaz naturel liquéfié (GNL) et endommagé le navire de stockage et de regazéification Energos Winter ainsi que le méthanier GasLog Salem.
L’ancien président de l’Autorité du port de Damiette, le général Ayman Salah, a déclaré mercredi à l’AFP que le navire de regazéification était amarré à côté du méthanier dans le port. « Le processus de regazéification s’effectue sous une très forte pression », a-t-il expliqué, soulignant que toute fuite pouvait provoquer un incendie.
lom/hme/tq