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Vance anticipe une réouverture sans péage du détroit d’Ormuz

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Washington (États-Unis), 16 juin 2026 (AFP) – Le vice-président américain JD Vance a dit lundi s’attendre à ce que l’Iran n’applique pas de péage dans le détroit d’Ormuz, artère essentielle pour le commerce mondial de pétrole brut qui doit rouvrir totalement vendredi, selon Donald Trump.

« Le détroit est déjà partiellement ouvert, comme vous le savez », a déclaré le président américain aux côtés de son homologue français, Emmanuel Macron, à Evian pour le sommet du G7, au lendemain de l’annonce d’un cadre d’accord entre les Etats-Unis et l’Iran pour mettre fin à la guerre. « Vendredi, il sera complètement ouvert », a ajouté Donald Trump.

Il avait déjà affirmé plus tôt que la navigation avait déjà commencé à reprendre. « Des navires, dont certains chargés de pétrole, commencent à sortir du détroit d’Ormuz. Ils naviguent le long (d’une route) qui est totalement sécurisée », a-t-il écrit sur son réseau Truth Social.

Son vice-président JD Vance a, lui, affirmé lundi à la chaîne CNBC que les Etats-Unis s’attendaient à ce que l’Iran n’applique pas de péage sur cette voie stratégique du commerce mondial, alors que la diplomatie iranienne a évoqué des « frais » de service maritime.

Interrogé pour savoir si le détroit d’Ormuz allait rouvrir sans péage pour les 60 jours de négociations qui doivent bientôt s’ouvrir ou bien pour plus longtemps, M. Vance a répondu: « Nous nous attendons à ce que le détroit soit rouvert sans péage à long terme, et c’est le genre de chose que nous allons aborder dans ces négociations techniques. »

– « Une page et demie » –

Le vice-président américain est attendu vendredi en Suisse pour une cérémonie de signature officielle du cadre d’accord.

La signature a cependant déjà été réalisée à distance et de manière électronique par Donald Trump, JD Vance, ainsi que le président du Parlement iranien et principal négociateur Mohammad Bagher Ghalibaf, a annoncé lundi un haut responsable américain.

« Le président voulait le signer personnellement, car il voulait montrer son (…) abnégation à trouver une issue favorable », a déclaré ce haut responsable à la presse, sous couvert d’anonymat.

JD Vance a reconnu que le cadre d’accord repoussait à plus tard les questions les plus épineuses, en particulier le programme nucléaire iranien.

Le document fait environ « une page et demie » et est « très général », a-t-il révélé sur CNN.

Outre JD Vance, l’émissaire spécial Steve Witkoff et Jared Kushner, gendre de Donald Trump, sont attendus en Suisse vendredi.

Selon le même haut responsable, « zéro » avoir iranien sous sanction n’a été dégelé pour le moment avec ce cadre d’accord, dont le contenu devrait être rendu public « sous 24 à 48 heures ».

Donald Trump a lui affirmé que la publication du texte se ferait « probablement très bientôt ».

« Je dirais, quelque temps après vendredi », a ajouté le président américain.

Un autre haut responsable américain a affirmé lundi à la presse que les « véritables discussions techniques » seraient lancées « plus tard cette semaine ».

– Inspecteurs de l’AIEA –

A terme, quelque 300 milliards de dollars pourraient être rendus disponibles à l’Iran pour la reconstruction du pays, a-t-il affirmé. Mais cette mise à disposition de ces fonds sera « liée aux performances » de Téhéran, a-t-il ajouté.

« Ils ne recevront jamais le moindre dollar du contribuable américain. Jamais », a toutefois insisté JD Vance sur Fox News.

« Ce que dit cet accord », a-t-il continué, « c’est que si les Iraniens respectent leurs engagements, si les sanctions sont allégées et si l’Iran est réintégré dans l’économie mondiale, nous inviterons d’autres pays – pas nous, mais d’autres pays – à investir dans leur pays. »

Le vice-président américain a également annoncé sur NBC News que des inspecteurs de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) seraient autorisés à se rendre en Iran pour aider Téhéran à « détruire son stock d’uranium hautement enrichi ».

« Cela est énoncé très clairement dans le protocole d’accord », a-t-il dit.

Selon le premier haut responsable américain cité précédemment, les forces armées américaines ne se retireront pas immédiatement du théâtre d’opérations, dans l’attente de voir « les Iraniens faire ce qu’ils ont promis ».