Dans une vidéo postée sur les réseaux sociaux par la préfecture, le préfet présente ses excuses et se dit « vraiment désolé » pour « une parole maladroite » sur la langue créole, prononcée à l’occasion d’un échange « tendu » avec un pêcheur à Sainte-Rose, au nord de la Basse-Terre.
A l’occasion de cette rencontre, interpellé par un pêcheur lui parlant créole, le préfet a rétorqué: « si vous me parlez créole, c’est un manque de respect pour moi ».
« Le créole c’est le patrimoine guadeloupéen », a répondu le pêcheur, ce à quoi le préfet de la Guadeloupe a ajouté: « Oui mais moi je ne parle pas créole, alors vous me parlez en français ».
Cet échange filmé a donné lieu à des réactions indignées sur les réseaux sociaux.
« La situation à Sainte-Rose était un peu tendue, et dans les échanges, j’ai eu une parole maladroite », explique le préfet dans sa vidéo d’excuses.
« Je voulais comprendre les réalités et les difficultés qu’ils [NDLR, les pêcheurs guadeloupéens] vivaient, et je voulais comprendre surtout toutes les subtilités du dialogue, ce qui n’était pas le cas », explique-t-il.
« Je suis vraiment désolé et je vous prie encore une fois de bien vouloir m’excuser pour cette parole maladroite », conclut le représentant de l’État en Guadeloupe.
Certains marins-pêcheurs guadeloupéens exigent la suspension de l’arrêté préfectoral de juillet 2025 interdisant le filet trémail, un filet à trois épaisseurs jugé peu sélectif. Ils réclament également le départ de Charly Vincent, président du Comité régional des pêches, qui défend cette mesure aux côtés du préfet.
Certains internautes saluent « le premier préfet à s’excuser auprès de la population guadeloupéenne » quand d’autres demandent à Thierry Devimeux de « prendre des cours de créole ». D’autres internautes encore demandent « un préfet antillais » pour la Guadeloupe.




