Opéré pour la période 2027-2030, ce « plan choc de mille jours » vise à structurer la filière touristique, accompagner les projets et renforcer l’attractivité de la destination, et s’inscrit dans un contrat de filière associant le gouvernement calédonien et les provinces.
Il subventionnera 45 projets avec des aides allant de 29.000 à 70.000 euros.
« Ce n’est pas de l’argent qui va chez Atout France, c’est de l’argent qui va à 75% aux acteurs du territoire », a souligné Adam Oubuih.
« Ce n’est pas un effet d’annonce, ce n’est pas un effet de manche », a-t-il assuré.
La stratégie acte la fin d’une logique de volume; la Nouvelle-Calédonie s’oriente vers un modèle « d’écoluxe », limitant les navires d’expédition à 200 passagers pour préserver les lagons.
« On évolue d’une logique de volume, de masse, vers une logique d’expédition, de valeur, dans la croisière », a-t-il justifié.
La destination « n’est pas les Fidji, ce n’est pas Tahiti, c’est encore un territoire méconnu, et nous, on voit ça comme un vrai levier, un vrai actif », a-t-il ajouté.
Le vice-président du gouvernement local chargé du tourisme, Christopher Gygès, vise de 230.000 à 250.000 visiteurs annuels à l’horizon 2032.
Des campagnes cibleront l’Australie, la Nouvelle-Zélande et le Japon.
L’élu souhaite valoriser « cette petite France du Pacifique, où on arrive à vendre un peu un modèle français, une culture française, avec néanmoins les paysages des plus belles îles ».
Après une chute de 38% de la fréquentation en 2025 après les émeutes de 2024, une reprise de 18% s’amorce au premier semestre 2026. L’archipel veut s’ouvrir à la concurrence.
« On est très +open+ à la venue de nouvelles compagnies sur le territoire, sans mettre en difficulté Aircalin », la compagnie locale, a affirmé Christopher Gygès.
L’élu parie sur la singularité locale: « il n’y a plus beaucoup d’endroits où on peut se permettre d’être seul sur une plage déserte au milieu de nulle part. En Calédonie, on le peut encore ».
Au printemps 2024, la Nouvelle-Calédonie avait connu une vague d’émeutes, l’une des plus graves crises de son histoire. Les violences ont fait 14 morts et provoqué plus de deux milliards d’euros de dégâts.




