« Toutes familles politiques confondues, on devrait avoir en commun ce souci de permettre à nos jeunes, ceux qui le souhaitent, d’exprimer leurs revendications en sécurité », a-t-elle déclaré devant un lycée de Lens (Pas-de-Calais) au lendemain d’un incident au cours duquel un élève de l’établissement a eu la main arrachée par une grenade policière, dans des circonstances restant à déterminer.
« Moi, j’y serai. Et je pense que si je suis capable d’y être cet après-midi, tout le monde peut l’être », a estimé Mme Tondelier, qui a accouché il y a moins de trois semaines d’un petit garçon.
Elle est revenue à la charge contre le « problème de la doctrine du maintien de l’ordre française (…) qui permet des choses que nulle part en Europe on ne permettrait », réclamant l’interdiction des LBD.
Il y a « peut-être des casseurs qui sont lycéens, mais l’essentiel du mouvement, c’est vraiment des gens qui ont des revendications pour leur avenir, et qui ont tout notre soutien », a-t-elle insisté.
La candidate des Ecologistes à la présidentielle a de nouveau estimé que le « refus » du ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez d’appeler à la « retenue » des forces de l’ordre « est une faute politique lourde ».
Elle a aussi déploré les « blessures irréversibles » subies lundi par le lycéen lensois qui a « perdu l’usage de sa main gauche ».
« Les médecins s’interrogeraient en ce moment même sur le fait de devoir l’amputer au niveau du poignet ou du coude, il aurait perdu l’usage de deux doigts de sa main droite par ailleurs », a-t-elle détaillé.
Le préfet du Pas-de-Calais a indiqué lundi que ce lycéen de 15 ans avait eu la main arrachée lors d’une manifestation à Lens.
Selon une source syndicale policière, l’adolescent aurait voulu ramasser une grenade projetée par des CRS pour la relancer et elle lui aurait alors explosé dans la main. Une enquête de l’IGPN a été ouverte.
Partie mi-septembre de la banlieue parisienne, la mobilisation lycéenne s’est étendue dans tout le pays depuis la semaine dernière, et le mouvement est marqué par une multiplication d’incidents et d’affrontements avec les forces de l’ordre.




