En septembre, Manille a identifié 101 de ces bateaux autour de l’île de Thitu et du récif de Second Thomas sous contrôle philippin, ainsi qu’aux environs du récif Sabina ou de celui de Scarborough, gardé par la Chine.
Le mois précédent, 56 navires, soit un peu plus de la moitié, avaient été repérés d’après l’armée.
Ce renforcement chinois vise à « briser la détermination de notre peuple à conserver ce qui nous appartient », a observé pour l’AFP le porte-parole de l’armée philippine pour la mer de Chine méridionale, Roy Vincent Trinidad.
Au nom de raisons historiques, la Chine revendique la quasi-totalité des îlots et récifs de cette mer. Elle conteste la décision d’une cour internationale d’arbitrage, qui avait estimé en 2016 que ses revendications ne reposaient sur aucune base juridique.
Des accrochages y ont régulièrement lieu entre navires chinois et philippins.
La semaine dernière, Manille a accusé l’armée et la garde-côtière chinoises d’avoir harcelé un avion du gouvernement qui effectuait là une « patrouille militaire de routine » près du récif de Scarborough. La Chine a, elle, mis en garde les Philippines contre l’intrusion jugée « illégale » d’un avion.




