Des crimes, notamment des viols, des agressions, des délits de fuite et des cas de conduite en état d’ivresse impliquant des militaires américains suscitent depuis longtemps des protestations sur cette île du sud du Japon, qui demande depuis des années à d’autres zones du pays de partager le fardeau de l’accueil des troupes américaines.
Les États-Unis comptent environ 54.000 militaires stationnés au Japon, principalement à Okinawa.
« Nous prévoyons d’engager des discussions, notamment pour déterminer si les règles existantes fonctionnent efficacement », a déclaré M. Motegi, ajoutant que « des questions telles que les patrouilles et la gestion du couvre-feu » seraient examinées dans le cadre des discussions avec les États-Unis.
Selon lui, ces échanges à haut niveau examineront la conduite des militaires en dehors de leur service ainsi que la politique dite de « liberté », qui régit les activités privées hors base du personnel militaire américain.
La politique actuelle, mise à jour en 2024 à la suite d’une série d’agressions sexuelles commises par des militaires américains à Okinawa, interdit notamment au personnel militaire américain de consommer de l’alcool en public hors base entre 1H00 et 5H00 du matin ou de se rendre dans des bars sur ces horaires.
La police japonaise a arrêté la semaine dernière un Marine américain stationné à Okinawa, soupçonné d’avoir tué une femme de 39 ans dans un hôtel de Naha, la capitale du département.
L’armée américaine a instauré une suspension opérationnelle de deux jours après l’arrestation du Marine afin de renforcer la discipline et le respect des règles, suivie d’un couvre-feu d’un mois à partir de minuit.
« Le gouvernement japonais continuera de faire tout ce qui est en son pouvoir à la fois pour traiter cette affaire et pour faire en sorte qu’elle ne se reproduise plus », a déclaré mardi la Première ministre japonaise Sanae Takaichi.
M. Motegi s’est entretenu par téléphone ce week-end avec le secrétaire d’État américain Marco Rubio, qui a présenté ses « sincères condoléances » à propos du crime présumé et s’est engagé à une coopération américaine dans l’enquête.
Les crimes commis par des militaires américains constituent depuis longtemps une source de tensions dans les relations entre ces proches alliés en matière de sécurité.
L’an dernier, un tribunal japonais a condamné à sept ans de prison un Marine américain accusé d’avoir étranglé une femme d’une vingtaine d’années et tenté de la violer.




