« Le futur budget européen devra traduire concrètement l’engagement de l’Union en faveur de sa cohésion territoriale et de ses régions les plus éloignées », écrivent les signataires, dans ce texte initié par M. Omarjee et les coprésidents de l’intergroupe sur les RUP.
Dans cette lettre, les signataires interpellent la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, le président du Conseil européen António Costa et le Premier ministre irlandais Micheál Martin, dont le pays préside le Conseil de l’UE.
A l’occasion du sommet européen des 15 et 16 octobre consacré au prochain budget communautaire, ces parlementaires alertent sur la nécessité de préserver des financements « spécifiques » dans le futur cadre financier pluriannuel 2028-2034.
Ils réclament le maintien d’enveloppes d’un niveau « au moins équivalent » à celui de la programmation actuelle (2021-2027) pour les instruments liés au développement territorial.
Les élus demandent l’instauration d’un mécanisme de sauvegarde qui garantirait une dotation minimale pour chaque région, constituant un véritable « plancher » « contraignant ».
Le courrier exige également la préservation des allocations destinées à compenser les surcoûts liés à l’éloignement et à l’insularité, de même que le maintien du programme agricole spécifique Posei de soutien à l’agriculture.
Les signataires appuient la demande du Parlement européen visant à augmenter l’enveloppe de ce programme de 7,33 milliards d’euros.
Les régions ultrapériphériques (RUP) sont neuf territoires de l’Union européenne situés à des milliers de kilomètres du continent: la Guadeloupe, la Guyane, la Martinique, Mayotte, La Réunion et Saint-Martin (France), les Açores et Madère (Portugal) et les îles Canaries (Espagne).
Elles font partie intégrante de l’UE mais bénéficient de mesures spécifiques pour compenser leurs handicaps (éloignement, insularité, faible superficie, relief et climat difficiles, dépendance économique à un petit nombre de produits).
La Commission européenne a présenté le 10 septembre dernier une nouvelle stratégie pour ces territoires, assortie d’un « paquet législatif Omnibus » visant à adapter les réglementations de l’UE à leurs réalités.




