Au total dans les différents ports de l’île méditerranéenne, « neuf bateaux » avec leurs passagers sont bloqués, a indiqué à l’AFP la préfecture de Corse qui annonce qu' »une table ronde va se tenir à 14H30″.
Mercredi soir, les pêcheurs avaient été reçus en préfecture à Ajaccio à 17H00, une réunion qui n’avait pas permis d’aboutir à la levée du blocage mais à l’organisation de cette table ronde, selon la même source.
Contacté par l’AFP, Joseph Sanna, le porte-parole du syndicat pour la défense des pêcheurs en Corse, a déclaré que les pêcheurs avaient « débloqué hier soir Ile Rousse et Propriano » pour acheminer les produits vitaux tels que les médicaments mais que « deux bateaux restent jeudi bloqués à Bonifacio, quatre à Ajaccio, un à Porto-Vecchio et deux à Bastia ».
« Le blocage est maintenu et ne sera levé que si on a satisfaction sur nos demandes », a-t-il dit, rappelant attendre « le rééquilibrage tarifaire entre la Corse et le continent » du prix du carburant, dans un contexte de hausse généralisée liée à la guerre au Moyen-Orient.
Mardi à l’Assemblée nationale, le député de Corse-du-Sud Paul-André Colombani a déploré que, « si sur le continent, le prix moyen du gasoil détaxé est passé de 64 centimes à 1,09 euros en un mois, en Corse, il atteint désormais le prix record de 1,45 euro ».
Dans un communiqué mardi soir, la préfecture avait appelé à « la levée immédiate des blocages » en rappelant que « le refus d’obtempérer (…) est passible d’une amende pouvant aller jusqu’à 20.000 euros ».
Un « Collectif » réunissant les chambres de commerce, d’agriculture et d’artisanat de l’île ainsi que bon nombre d’organisations représentatives notamment du BTP, du vin, de la grande distribution, des avocats -soit plusieurs dizaines de milliers d’emplois- ont également appelé à « la levée des blocus » et à « la poursuite du dialogue » avec les pouvoirs publics.




